Exit Disney Studios, la zone dédiée à "La Reine des Neiges" de Disneyland Paris ouvrira le 29 mars 2026

"Libérée, délivrée": Disneyland Paris ouvrira le 29 mars 2026 sa zone dédiée à la franchise à succès La Reine des neiges, nouvelle étape d'un vaste projet d'expansion à deux milliards d'euros, a annoncé ce lundi 24 novembre la première destination touristique privée d'Europe, basée en Seine-et-Marne.
Les fans d'Anna et d'Elsa pourront découvrir le "monde de la Reine des neiges", son attraction familiale et son village norvégien fictif d'Arendelle, surplombé d'une montagne haute de 36 mètres, au sein du parc Walt Disney Studios, rebaptisé le même jour Disney Adventure World.
Ce dernier, ouvert en 2002, soit dix ans après le parc classique, accueillera dans les années à venir un univers et une attraction aux couleurs d'un autre grand succès de la firme aux grandes oreilles, Le Roi Lion, dont la construction a démarré cet automne.
Au terme de sa transformation, il aura "quasiment doublé de taille", s'est félicitée Natacha Rafalski, présidente de Disneyland Paris, en amont d'une visite organisée pour de nombreux médias français et internationaux, ainsi que des fans et influenceurs.
"Il s'agit d'une étape décisive pour Disneyland Paris", a-t-elle insisté.
Un projet financé à hauteur de deux milliards d'euros
En attendant Simba et autres animaux de la savane, Disney Adventure World s'organisera autour d'un lac de trois hectares conçu pour un nouveau spectacle nocturne de 16 minutes à 360° alliant jets d'eau, effets pyrotechniques, 279 drones aériens et 100 drones aquatiques à la technologie inédite, selon Disneyand Paris.
"Disney Adventure World permettra non seulement à nos visiteurs de vivre une expérience immersive encore plus intense, mais repoussera également les limites technologiques telles que nous les connaissons aujourd'hui", a promis Bruce Vaughn, président et directeur créatif de Walt Disney Imagineering.
En témoigne selon lui le robot dernier cri d'Olaf, le bonhomme de neige et ami des sœurs d'Arendelle, présenté à la presse et qui pourra interagir avec les visiteurs.
La nouvelle mouture du parc proposera aussi une attraction inédite inspirée du film Raiponce, similaire dans son principe aux tasses tournoyantes d'Alice aux pays des merveilles situées dans l'autre parc, des espaces végétalisés, un nouveau restaurant haut de gamme de style art déco, aux couleurs des princesses Disney, ainsi que le tout premier bar des deux parcs.
A terme, l'univers du film Pixar Là-Haut sera également au cœur d'une attraction de types chaises volantes. Financé par la maison mère the Walt Disney Company, le projet d'extension du parc, annoncé en 2018, repose sur un plan d'investissement de deux milliards d'euros.
Une magie qui a un prix
Sera-t-il accompagné d'une hausse des prix d'entrée? Sollicitée par l'AFP, Disneyland Paris, qui a mis en place l'année dernière la tarification dynamique (variation des prix en fonction de la demande) n'avait pas répondu lundi soir.
L'agrandissement et le rafraîchissement du deuxième parc, qui propose également des zones dédiées à Marvel et Pixar, devraient dans tous les cas attirer de nouveaux visiteurs.
Et permettre de désengorger son voisin, dont le spectacle nocturne sur le château de la Belle au bois aura désormais endormi de la concurrence.
Initialement pensé comme une immersion dans les coulisses du cinéma, assez pauvre en attractions, le Walt Disney Studios ne nécessitait pas vraiment d'y passer une journée entière, malgré l'ouverture d'attractions inspirées du Monde de Nemo en 2007 et de Ratatouille en 2014. Cela a commencé en 2022 avec l'inauguration du Marvel Avengers Campus, où s'est notamment installé une attraction Spider-Man.
Entièrement redécoré, le bâtiment "World Premiere", qui célébrait les coulisses de la fabrication des films, avait rouvert en mai pour transporter les visiteurs au milieu d'une soirée hollywoodienne célébrant une avant-première de film.
Disneyland Paris, qui emploie 19.000 salariés, ne communique pas ses chiffres de fréquentation. Mais sa croissance a tiré celle des parcs Disney hors des États-Unis, selon les derniers résultats trimestriels de sa maison mère.












