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Rave-party illégale en Essonne: la colère du maire de Vigneux-sur-Seine

BFM Juliette Mitoyen , Journaliste BFM Régions
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Environ 2000 personnes ont participé samedi soir à "ce rassemblement qui n'était ni signalé en préfecture ni à la mairie", a déploré Thomas Chazal sur BFM Paris.

Près de 2000 personnes ont bravé les restrictions liées au Covid-19 pour participer à une rave-party illégale dans la nuit de samedi à dimanche à Vigneux-sur-Seine, en Essonne.

Les participants se sont installés sur un terrain situé entre l'écluse de la Seine et la gare de la ville, alors que "ce rassemblement n'était ni signalé en préfecture ni à la mairie", a déploré ce lundi sur BFM Paris Thomas Chazal, maire de Vigneux. "J'aurais mis mon véto en pleine crise sanitaire!", assure l'édile.

"J'ai été contacté sur les coups de minuit moins le quart, j'ai pu me rendre sur place dès minuit pour analyser la situation", raconte l'élu. On a été très surpris de l'organisation de cette rave-party. Il y avait des food trucks, des camions à pizza, la Croix-Rouge qui étaient sur site", énumère-t-il.

Sur notre antenne, Thomas Chazal a expliqué ne pas savoir comment cette fête avait pu être organisée sans que les autorités ne soient au courant. "Comment on peut avoir 2000 personnes sur un site en grande couronne sans qu'on puisse être informé à l'heure des réseaux sociaux?", s'est-il interrogé.

Malgré la présence sur site du maire et de plusieurs représentants de l'autorité relativement tôt dans la nuit, la rave-party n'a été interrompue qu'au petit matin. Un choix pris en accord avec l'organisateur de l'événement, que Thomas Chazal justifie par "des raisons de sécurité".

"On a pris la décision tous ensemble de cantonner ces 2000 personnes sur ce site, explique l'édile. Les drogues sont liées à la musique et si nous coupons la musique immédiatement, le trip part dans un très, très mauvais sens. Et nous serions restés avec 2000 personnes entre deux et cinq heures du matin, jusqu'à la reprise SNCF."

Thomas Chazal précise cepedant que 1000 à 1500 personnes supplémentaires ont été interdites d'accès au site de la fête par les autorités. Les fêtards ont ensuite été autorisés à partir à cinq heures du matin, et l'évacuation des lieux s'est poursuivie jusqu'à 7 heures dimanche. Les instigateurs de la rave-party ont ensuite nettoyé les lieux.

Dans les colonnes du Parisien, on apprend que l'organisateur principal de la soirée illégale a été entendu par les policiers et pourrait être poursuivi pour "mise en danger d'autrui".