"Quelque chose d'assez privilégié": Barack Obama tête d'affiche d'un sommet pour l'environnement à La Défense

Ce n'est pas tous les jours qu'un ancien président des États-Unis se rend dans les Hauts-de-Seine. Barack Obama, chef d'État de 2009 à 2017, sera la tête d'affiche de la première édition du Powr Earth Summit, programmée du 13 au 15 mars dans le quartier de La Défense, à Puteaux.
Ce cycle de conférences, de débats et d'ateliers sur la transition écologique, et plus particulièrement le photovoltaïque, prendra place dans les locaux du Centre des nouvelles industries et technologies (Cnit). "Un lieu extrêmement emblématique", vante Jean-Christophe Vigouroux, coprésident du Powr Earth Summit et invité de BFM Paris Île-de-France ce mercredi 6 mars.
"La rénovation exceptionnelle aussi de ce lieu" a joué, "un lieu à énergie positive", complète Jean-Charles Drouvin, lui aussi coprésident du Powr Earth Summit. "Ce qui nous parlait beaucoup pour faire un événement autour de la transition énergétique et de sa nécessaire accélération."
"Il a été au cœur de l'engagement"
Si un salon similaire existe déjà à Montpellier et à Lyon, leur fondation a réalisé "qu'il en fallait un en Île-de-France". Et qui de mieux qu'une icône politique américaine pour assurer le lancement de l'événement?
Le premier soir de l'évènement, pendant une heure, Barack Obama se prêtera à un jeu de questions/réponses. Son rôle sera "de porter la parole de ce qu'il a déjà fait", explicite Jean-Christophe Vigouroux, le démocrate étant "assez précurseur" dans le domaine de la transition énergétique.
"C'était un des grands ingrédients de la COP 2015. (...) Il a été au cœur de l'engagement, notamment aux États-Unis, sur le photovoltaïque", poursuit l'intéressé.
Un sujet "noble"
Compte tenu de l'agenda de Barack Obama, l'équipe du Powr Earth Summit a dû "travailler dur" pour obtenir sa présence. Jean-Charles Drouvin s'en souvient: "Beaucoup d'abnégation et puis finalement un petit peu d'attente aussi. On a pris un avion pour rencontrer son agent en novembre 2022. À ce moment-là, on nous a dit que c'était quelque chose d'assez complexe et puis d'assez privilégié".
Finalement, l'ex-président donne son aval en octobre 2023. "Le sujet était noble, lui plaisait. C'est quelque chose qu'il a déjà mené de front dans son pays et on pense qu'on avait besoin de quelqu'un de cette envergure pour mettre le highlight sur cet événement nécessaire", expose-t-il.
Sur le plan de la sécurité, "ça a été des rendez-vous assez importants pour rassurer son équipe", reconnaît-il. Mais la présence de Barack Obama est désormais acquise. Jean-Christophe Vigouroux aimerait en profiter pour lui faire découvrir les Hauts-de-Seine: "Il est très curieux. (...) Je pense que La Défense, c'est quelque chose d'assez symbolique, c'est le premier quartier d'affaires d'Europe".
Un appel aux représentants politiques français
Reste une question: les représentants politiques français seront-ils, eux, au rendez-vous? À ce stade, seules la maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, une déléguée départementale et une déléguée régionale prévoient de se rendre au Cnit.
"On n'a pas constaté une dynamique exceptionnelle au niveau des politiques français pour le moment", pointe Jean-Charles Drouvin. "On pense que ça va monter en pression plus on va se rapprocher de l'événement."
Les deux présidents en appellent aux membres du gouvernement, avec qui des négociations ont été amorcées, et aux élus franciliens. "Madame la maire de Paris sera la bienvenue évidemment", assure Jean-Christophe Vigouroux.
Si l'événement est surtout consacré aux entreprises, il n'en est pas moins ouvert au public. Un système de gratuité a, par exemple, été instauré pour les étudiants via un code spécifique.











