Pour Emmanuel Grégoire, adjoint à la mairie de Paris, les dark stores "tuent le commerce de proximité"

Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris, a dénoncé samedi soir les "dark stores", ces supermarchés sans clients qui proposent des livraisons en dix minutes.
Sa tribune, publiée dans les colonnes du Journal du Dimanche et intitulée "la faim ne justifie pas les dark stores" fustige des "réseaux d'entrepôts urbains" qui "prospèrent sur la fragilisation du commerce traditionnel et aggravent les difficultés des artisans, des commerçants et des restaurateurs".
"Ces entrepôts masqués bouleversent l’équilibre de nos quartiers et mettent à mal celui de nos commerces de proximité. Et au prix de quel modèle social ?", s'interroge Emmanuel Grégoire sur Twitter.
"On n'installe pas d'entrepôt sans autorisation"
Pour l'élu en charge de l’urbanisme, de l’architecture, du Grand Paris et des relations avec les arrondissements, "la préemption de locaux en rez-de-chaussée par ces enseignes aveugles tue le commerce de proximité".
Afin de "protéger la vitalité de nos quartiers", la mairie va s'appuyer sur la loi. "On n'installe pas d'entrepôt sans demander l'autorisation à la collectivité, ce que les opérateurs ont étrangement oublié", écrit Emmanuel Grégoire.
Par conséquent, "la ville de Paris va rappeler systématiquement cette règle aux enseignes qui n'auraient pas demandé l'autorisation d'implanter un entrepôt." "Nous nous devons, toutes et tous, de prendre nos responsabilités, et de faire le choix du 'mieux' face au 'toujours plus vite'", conclut-il.











