Périphérique parisien à 50km/h: une baisse "significative" du bruit la nuit et le matin en week-end

Un premier bilan plutôt encourageant. Une étude de Bruitparif, publiée ce mercredi 4 décembre, évoque "une baisse moyenne des niveaux sonores" près du périphérique parisien, depuis la réduction de la vitesse à 50km/h le 1er octobre dernier.
L'observatoire du bruit en Île-de-France dispose de cinq stations de mesure du bruit le long du boulevard périphérique à la porte d’Auteuil, à la porte de Châtillon, à la porte de Vincennes, entre la porte de Bagnolet et la porte des Lilas et au niveau de la porte Pouchet.
Les données collectées entre le 10 octobre et le 10 novembre ont été comparées à celles enregistrées au moins de juin, lorsque le boulevard périphérique était encore à 70km/h.
Ainsi, "l’analyse, qui a tenu compte des différences de conditions météorologiques entre les deux périodes, fait apparaître des diminutions des niveaux de bruit significatives, de l’ordre de 1,9 dB(A) en moyenne sur 24 heures", partage Bruitparif.
Une baisse bien plus contrastée entre 17h et 18h
Dans le détail, l'association remarque une baisse "significative" du bruit, en moyenne de 1,7 décibel la journée, 1,9 décibel le soir et 2,4 décibels la nuit. C'est notamment audible à la station de mesure située porte de Vincennes avec une baisse de 1,9 décibel. Il s'agit du tronçon le plus bruyant quand le périphérique était à 70km/h.
Néanmoins, l'étude montre que l'impact semble limiter la semaine, en particulier pendant les heures de pointe, entre 17h et 18h, entre 13h et 14h et entre 7h et 10h. Pendant ces moments-là, la réduction du bruit est à peine perceptible avec seulement 1 décibel de moins.
En revanche, les nuits et les week-ends où le trafic est naturellement plus faible, la baisse du bruit est nettement plus marqué, pouvant atteindre jusqu'à 3,4 décibels.
Si cette limitation de vitesse est un progrès pour les 500.000 riverains exposés à des niveaux sonores excessifs, elle ne suffit pas encore à résoudre la congestion et les embouteillages qui aggravent la pollution sonore.
Selon l'association, ces diminutions du bruit restent également insuffisantes pour améliorer significativement la qualité de vie des riverains.











