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Paris: Laurent Nunez estime que le crack n'est plus "un problème de sécurité" mais "un problème sanitaire"

BFM Nicolas Dumas avec Martin Regley
Un tag sur un mur près du quartier Rosa Parks à Paris

Un tag sur un mur près du quartier Rosa Parks à Paris - GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Devant le Conseil de Paris, le préfet de police a défendu son bilan en matière de lutte contre le crack. Selon lui, les consommateurs ne se concentrent désormais que dans le 19e et de nombreuses interpellations de dealers ont été réalisées.

Évacuations de campements en pagaille, interpellations. Depuis plusieurs années, la lutte contre le crack et sa prolifération à Paris s'est intensifiée. D'autant plus il y a quelques mois, lorsqu'à l'approche des Jeux olympiques de Paris, les autorités affichaient leur volonté de "régler" le problème avant la compétition.

Quelques mois plus tard, l'heure est au bilan. En conseil de Paris ce mercredi 20 novembre, Laurent Nuñez, préfet de police, a évoqué la gestion de la consommation de crack à Paris. "Le problème du crack pour moi, ce n'est plus un problème de police ou de justice. C'est un problème sanitaire", a-t-il indiqué devant l'assemblée.

Un "niveau résiduel" de consommateurs

Une intervention qui a été applaudie sur les rangs de la gauche et par la maire de Paris Anne Hidalgo. Le préfet de police affirme que désormais, à Paris, il y a un "niveau résiduel" de consommateurs de crack et qu'ils sont localisés "à un endroit seulement dans le nord-est parisien qui est sur le secteur du Linéaire" dans le 19e arrondissement de Paris.

"Ce sont des consommateurs qui errent sur l'espace public et ce n'est plus un problème de sécurité", a-t-il assuré par la suite.

Il a indiqué qu'il se rendrait dans ces endroits, avec "le maire d'arrondissement" pour expliquer la population ce qui est fait par la préfecture de police en matière de lutte contre le crack. .

Invité de BFMTV il y a quelques jours, il expliquait déjà avoir intensifié la lutte. "Nous n'avons eu de cesse d'interpeller des dealers de crack. Chaque année, nous doublons le nombre d'interpellation", martelait-il.