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Paris: le "campement du crack" installé dans le square Forceval démantelé

BFM Mélanie Vecchio avec Florian Bouhot
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Les forces de l'ordre ont débuté l'évacuation du lieu tôt ce mercredi matin. "1000 policiers seront déployés afin que ce campement ne se reconstitue pas ailleurs", a indiqué Gérald Darmanin.

Le lieu avait été affublé d'un surnom peu reluisant, tagué sur un mur: "Crack Land". Un an après son installation dans le square Forceval, dans le 19e arrondissement de Paris, le campement de consommateurs de stupéfiants a été démantelé ce mercredi matin par les forces de l'ordre.

Il était 7 heures lorsque les policiers ont commencé leur intervention dans ce secteur de la Porte de la Villette, situé à la lisière de différentes communes de Seine-Saint-Denis comme Pantin et Aubervilliers.

Au moins 300 toxicomanes y vivaient, mais la moitié d'entre eux avaient déjà quitté le square avant l'arrivée des forces de l'ordre, a constaté un journaliste de BFMTV présent sur place.

1000 policiers mobilisés sur 24h

Peu avant 10 heures, les policiers poursuivaient leurs interrogatoires, tandis que les tentes étaient retirées et que les déchets jonchant le sol étaient nettoyés.

Les personnes recherchées seront interpellées, tout comme les étrangers en situation irrégulière, qui seront placés en centre de rétention administrative en vue de leur expulsion, indique-t-on au ministère de l'Intérieur. Les autres occupants seront orientés vers des dispositifs d’hébergement avec accompagnement médico-social ou dans des unités de soins.

Au total, près de 1000 policiers seront mobilisés sur 24h, à la fois pour mener à bien l’opération, mais également les jours suivants pour sécuriser les différents secteurs stratégiques et ainsi éviter la reconstitution d’un autre point de fixation, est-il précisé. Gérald Darmanin a donné comme instruction qu’aucun campement de ce type ne doit se reconstituer ailleurs.

"Trafic de crack à ciel ouvert"

Décrit comme un "lieu temporaire" par Didier Lallement, l'ancien préfet de police de Paris, destiné à accueillir les toxicomanes après l'évacuation des Jardins d'Éole (18e arrondissement), le campement avait suscité l'ire des élus et des habitants, dénonçant pêle-mêle des agressions, des vols et un sentiment d'insécurité.

Si bien que des manifestations hostiles à cette "scène de consommation et de trafic de crack à ciel ouvert", selon les mots de Laurent Nunez, le successeur de Didier Lallement, ont rythmé les dernières semaines et vraisemblablement poussé les autorités à agir.

"Je comprends l'exaspération des riverains", avait déclaré le nouveau préfet de police de Paris sur BFMTV le 25 septembre dernier, à qui Gérald Darmanin a confié la mission d'éradiquer le trafic de crack d'ici un an. Pour ce faire, un nouveau plan d'action doit être dévoilé dans les prochaines semaines.