BFM

Paris: dix associations réclament l’arrêt définitif des événements sur le Champ-de-Mars

BFM Arthus Vaillant
LLe Champ-de-Mars a été une des places fortes des Jeux olympiques et paralympiques à Paris (image d'illustration)

LLe Champ-de-Mars a été une des places fortes des Jeux olympiques et paralympiques à Paris (image d'illustration) - Dimitar DILKOFF © 2019 AFP

Dix associations, dont les amis du Champ de Mars, appellent la mairie de Paris à cesser d'utiliser le lieu pour des événements dans le but de "redevenir un grand jardin public".

Dix associations, dont les amis du Champ de Mars, appellent, dans un courrier, la mairie de Paris à "confirmer que la vocation du Champ de Mars est de redevenir un grand jardin public", ce jeudi 13 février.

Le groupement d'association demande ainsi "que l'évènementiel cesse définititivement au Champ-de-Mars, après trois années qui l'ont vu s'intensifier". Une vision partagée par la mairie du 7e arrondissement, où est situé le lieu. Rachida Dati, maire de l'arrondissement, demande, sur le réseau social X, "de manière constante l'arrêt de la privatisation événémentielle autorisée par la mairie de Paris".

"Les Parisiens ont été privés du Champ de Mars pendant de nombreux mois pour cause de Jeux Olympiques ce qu'ils ont accepté mais ils aspirent maintenant à retrouver ce grand jardin", écrivent les associations à l'origine du courrier. Elles déplorent des "fermetures d'emprises dix jours sur dix en 2024 après quatre jours sur dix en 2022 et sept jours sur dix en 2023".

Les associations craignent des "événements extrêmement pénalisants" en 2025, dont le défilé Yves Saint Laurent ou le jumping Longines et réclament ainsi qu'ils soient "organisés dans d'autres lieux plus appropriés".

"Ces manifestations ponctuelles limitées à quelques heures (défilé) ou trois jours (jumping) conduisent à la fermeture de larges espaces pendant de longues semaines, mais aussi à la fermeture de voies de circulation et à la coupure de ligne de bus", arguent les associations.

"La situation actuelle avec une majorité des surfaces entourées de barrières de deux mètres de haut, cinq mois après la fin des JO qui se sont terminés le 8 septembre, ne peut perdurer", ajoutent-elles.

Après avoir constaté des dégâts, notamment au niveau des arbres, en octobre dernier pour un premier bilan après Jeux, l'association des Amis du Champ-de-mars avait déjà réclamé l'arrêt de l'événementiel.