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Paris: des centaines de manifestants "contre le fascisme et le colonialisme"

BFM Fanny Rocher
Quelque centaines de personnes se sont rassemblées dimanche 14 juillet à Paris à l'appel d'une soixantaine d'associations et d'organisations

Quelque centaines de personnes se sont rassemblées dimanche 14 juillet à Paris à l'appel d'une soixantaine d'associations et d'organisations - AFP

À l'appel d'une soixantaine d'associations et d'organisations, quelques centaines personnes se sont rassemblées pour s'opposer aux "fascisme" et "colonialisme".

Quelque centaines de personnes se sont rassemblées dimanche 14 juillet après-midi à Paris à l'appel d'une soixantaine d'associations et d'organisations, dont Urgence Palestine, Attac ou des mouvements de sans-papiers, pour s'opposer aux "fascisme" et "colonialisme".

Derrière des banderoles pour la "régularisation des sans-papiers" ou "antifascistes, antiracistes, antisionistes", quelque centaines de manifestants munis parfois de drapeaux palestiniens, de Droits devant! ou du NPA criaient des slogans tels que "À bas, à bas le colonialisme!".

Une soixantaine d'associations

Face à "la situation en Kanaky (nom donné par les indépendantistes à la Nouvelle-Calédonie, Ndlr), à Mayotte, dans toutes les colonies encore maintenues par l'État français", Marie-Hélène Duverger, 51 ans, enseignante, est venue pour réclamer "une autre société débarrassée des liens de colonisation et d'exploitation".

"On est pour la liberté de circulation, pour l'ouverture des frontières, pour la régularisation de tous et toutes celles qui vivent ici et travaillent ici", poursuit la militante du NPA révolutionnaire.

Quelque soixante associations parmi lesquelles l'organisation Attac, Survie, Urgence Palestine, le Mouvement de la Paix, le Mrap Paris ou Révolution Permanente, ont appelé à ce rassemblement place de la Nation (dans l'est de Paris) pour exiger "l'égalité des droits et la fin des politiques racistes et coloniales maintenant", selon leur communiqué commun.

À l'occasion de "la fête nationale du 14 Juillet", Aboubacar Dembélé, 32 ans, travailleur dans la construction est lui venu demander "la régularisation de tous les travailleurs sans papiers et tous les sans-papiers".

"Tant qu'il y aura des travailleurs qui n'ont pas les mêmes droits, c'est l'ensemble des salaires qui seront tirés vers le bas, c'est l'ensemble des conditions de travail qui vont continuer à se dégrader", insiste-t-il.

Nadia (qui n'a pas souhaité donner son nom), 35 ans, formatrice en langues étrangères, est venue réclamer "un cessez-le-feu en Palestine et un État souverain", alors que le conflit entre Israël et le Hamas entre dans son 10e mois.

"J'attends de la France qu'elle monte au front comme l'Afrique du Sud et qu'elle arrête (la guerre) au nom des droits de l'Homme", souligne-t-elle auprès de l'AFP.