Paris: comment l'AP-HP améliore sa prise en charge des femmes victimes de violences

Améliorer le parcours et la prise en charge des victimes de violences. C'est l'objectif de La Maison des Femmes de l'AP-HP, récemment créée en partenariat avec l'État et la ville de Paris.
Le lieu est déjà ouvert au sein de l’hôpital Bichat – Claude-Bernard (18e) et de l'hôpital Pitié-Salpêtrière (13e). Il devrait bientôt l'être au sein de l'hôpital Hôtel-Dieu (4e). Il permet aux femmes victimes d'être prises en charge, "mais aussi de pouvoir déposer plainte, d'être accompagnées par des psychologues et d'être prises en charge par des assistantes sociales", explique Hélène Bidard, adjointe à la maire de Paris, en charge de l'Égalité Femmes-Hommes.
"L'entrée dans un parcours de soins est une porte ouverte pour sortir des violences", a affirmé cette dernière à BFM Paris.
Les professionnels vont élaborer avec les victimes un parcours de soin personnalisé, prenant en compte ses besoins, au sein de chaque Maison des Femmes de l'AP-HP, expliquent leurs équipes dans un communiqué de presse.
Médecins, psychologues, psychiatres...
Une équipe pluridisciplinaire et pluriprofessionnelle, composée de médecins, sages-femmes, gynécologues, infirmiers, aides-soignants, psychologues et psychiatres, est présente au sein de chaque Maison des Femmes de l'AP-HP.
Une nécessite selon Hélène Bidard: "Nous souhaitons que les professionnels se mettent autour des femmes victimes de violences, que ce soit eux qui se coordonnent, soient présents, quelles que soient leurs compétences, pour qu'elles n'aient plus à vivre des parcours de combattantes pour sortir des violences."
Ces structures se veulent être un lieu d'accueil unique, permettant de réellement prise en charge médicalement les personnes victimes de violences. L'idée est aussi de renforcer les liens avec les services de police et de justice pour simplifier la prise en charge des victimes et le dépôt de plainte.
Leur existence permettra à terme de faire des suivis de cohortes pour mesurer les effets du phénomène de violences à long terme, d’un point de vue médical comme d’un point de vue social.











