Paris: ce que l'on sait du profil du suspect de l'attaque devant la préfecture de police
L'entrée de la préfecture de police de Paris, le 1er février 2025 - SEBASTIEN DUPUY / AFP
Un homme a été placé en garde à vue ce mardi 4 février après avoir tenté de s'emparer de l'arme d'un policier devant la préfecture de police de Paris. Cinq agents ont été légèrement blessés lors de son interpellation et une enquête a été ouverte.
Il ressort de ses auditions que l’homme interpellé aurait prononcé les mots "Allah Akbar" lors de son trajet vers le commissariat après son interpellation, a appris BFMTV auprès du parquet.
Selon cette même source, l'examen de comportement du mis en cause a été effectué dans la nuit et "sa garde à vue a été levée pour raison médicale". Il a été conduit à l’infirmerie psychiatrique de la ville de Paris.
L'homme interpellé à trois reprises
Au moment de son interpellation, l'homme n'avait pas de papier d'identité sur lui. Près de 24 heures plus tard, son identité n’est à ce stade "que déduite par rapprochement d’images", indique le parquet. Ce dernier précise qu'il pourrait s’agir d’un homme né en septembre 2001, en Somalie.
Une source policière indiquait ce mardi 4 février à BFMTV, que l'homme était visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La France avait obtenu, en octobre 2023, un laissez-passer consulaire de la Somalie pour expulser l'individu. Mais en l'absence d'escorte lors de l'escale en Turquie, l'homme était parvenu à revenir en France.
De nouveau interpellé sur le territoire français, l'individu a effectué plusieurs séjours en hôpital psychiatrique. Il a été placé en centre de rétention administrative avant d'être assigné à résidence.
Le parquet mentionne que le suspect n'a jamais été condamné judiciairement. Il a été interpellé à trois reprises en 2023, pour une affaire de violences et de menaces de mort sur son père, mais aussi parce qu'il lui était reproché d'avoir tenté de s’emparer de l’arme d’un agent du Service de Surveillance générale de la SNCF et aussi parce qu'il était soupçonné d’avoir tenté de prendre l’arme d’un policier lors d’un contrôle.
La première affaire avait été classée au motif qu’aucune infraction n’était suffisamment caractérisée, la seconde et la troisième, à cause de son irresponsabilité pénale.
L’enquête, confiée à la police judiciaire, se poursuit.











