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Pantin: polémique autour d'une soirée de soutien à la Palestine organisée dans une école

BFM Élise Philipps, Valentin Rivollier et Camille Plaisant avec Amaury Tremblay
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L'organisation par un collectif de Pantin d'une soirée de soutien au peuple palestinien ce jeudi 7 mars est critiquée par des parents d'élèves et des élus d'opposition car elle se tient dans une école.

"Cessez le feu", c'est le nom donné à la soirée organisée ce jeudi 7 mars par le collectif "Nous sommes Pantin". Il s'agit d'une soirée de soutien au peuple palestinien avec l'objectif de collecter notamment des fonds pour l'Unrwa, l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient.

"Temple de la laïcité"

Sauf que le lieu choisi pour accueillir cette réunion est critiqué puisqu'elle va se tenir au sein de l'école élémentaire Joséphine Baker. Des parents d'élèves ont lancé une pétition en ligne s'inquiétant d'une mise "en danger" de la laïcité.

"C'est pas un lieu pour faire une kermesse au profit de l'Unrwa ou d'autre chose. Il y a d'autres salles communales pour ça. L'école publique est un temple de la laïcité et doit être respectée comme tel", réagit Patricia, grand-mère d'enfants scolarisés au sein de l'école.

Imane, mère d'un élève, a été surprise aussi de cette soirée organisée au sein de l'école. "Ça m'a fait bizarre (...) d'un autre côté, ça m'a fait plaisir", affirme-t-elle au micro de RMC.

Face à ces inquiétudes, Geoffrey Carvalhinho, élu Les Républicains d'opposition à la mairie de Pantin, demande l'annulation de la soirée "parce que ça blesse des gens, ça peut attiser de la haine alors qu'on devrait parler de paix, de cessez-le-feu".

Le maire assume

De son côté, le maire socialiste de Pantin, Bertrand Kern, se défend et explique à BFMTV qu'il s'agit "d'un local municipal public à la disposition de tout le monde". La demande ayant été faite "dans les règles", la mairie a accepté l'organisation de cette réunion.

"Des réunions sont organisées régulièrement par des membres de toutes les couleurs politiques", poursuit-il. À l'heure actuelle, la réunion est bien maintenue au sein de l'école Joséphine Baker.