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Un rappeur crée l'indignation en "se moquant des bénévoles" dans un centre LGBT de Paris

BFM Juliette Moreau Alvarez
Le clip "2CB" du rappeur Tovaritch a été fortement condamné pour ses paroles homophobes.

Le clip "2CB" du rappeur Tovaritch a été fortement condamné pour ses paroles homophobes. - Capture d'écran YouTube - Tovaritch Yuri

Le rappeur Tovaritch a créé la polémique après un clip et une musique aux paroles ouvertement homophobes. Stop Homophobie a annoncé porter plainte.

"C’est pas l’marais ici, non c’est pas la gay pride". Le rappeur Tovaritch a récemment sorti un nouveau clip vidéo pour sa chanson "2CB" où le francilien exprime clairement des propos homophobes et sexistes.

Depuis la sortie du clip le 7 septembre, le franco-russe est l'objet de nombreuses critiques, notamment après un couplet où l'homme chante "J'aime pas les hommes qui s***** des hommes et qui volent le travail des femmes".

"Insupportable et scandaleux"

Vendredi, Tovaritch a mis le feu aux poudres en se rendant dans un centre LGBT parisien, avec un gâteau aux fruits, qu'il jugeait "gay". Une visite condamnée par Clément Beaune, ministre des transports et député de la septième circonscription de Paris.

L'adjoint au maire en charge de la vie associative et de la lutte contre les discriminations Yohann Roszéwitch "condamne cet acte et ces propos" et a apporté son soutien au centre LGBT.

A la suite du clip, l'association Stop Homophobie a annoncé sur Twitter qu'elle allait porter plainte. Saluant cette décision, l'eurodéputée écologiste Karima Delli a déclaré que "les propos homophobes n'ont pas leur place dans le rap ni ailleurs"

Rayan Saïbi, président du Collectif des associations étudiantes LGBT+ d’Île-de-France, dénonce une exposition à la haine du centre LGBT et une "honte" qu'il condamne.

Sur Instagram, le rappeur ne cesse de revenir sur la polémique, enchaînant des messages qu'il qualifie "d'humoristiques" et promotion de sa musique.

"C'est vous qui avez un problème avec moi, c'est pas moi. Je n'ai rien contre vous. De base, je jugeais l'acte en lui-même, et non les personnes", a-t-il voulu préciser, avant de conclure "si vous vous sentez persécutés, retournez à la réalité".