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"Il n'y a rien à craindre": Patrick Pelloux défend le nouveau protocole en cas de malaise dans le métro parisien

BFM Amaury Tremblay
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Le médecin urgentiste Patrick Pelloux a conseillé la RATP, au nom du Samu, sur le nouveau protocole en cas de malaise voyageur. Il justifie cette mesure qui inquiète certains syndicats de la Régie.

C'est un changement qui inquiète des syndicats de la RATP, mais aussi des usagers du métro parisien. Le nouveau protocole pour la prise en charge de malaise voyageur est voulu "à l'initiative du Samu de Paris et de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris", souligne l'urgentiste Patrick Pelloux, invité ce mercredi 28 février de BFM Paris Île-de-France.

Le médecin a conseillé la RATP, au nom du Samu, sur la mise en place de ce protocole qui entraîne l'évacuation du voyageur malade sur le quai plutôt que d'attendre une prise en charge dans la rame par les services de secours. "On a rénové une doctrine qui datait d'il y a presque plus de 20 ans", affirme-t-il.

Pour Patrick Pelloux, cet ancien protocole "n'est plus entendable en 2024" par rapport aux autres doctrines en place ailleurs dans le monde et y compris en France, "à Lille ou à Lyon". "Tous les trains qui stationnaient, avec des gens qui sont serrés comme des sardines, évidemment il y avait d'autres malaises", déplore le médecin urgentiste.

"Gagner du temps"

Patrick Pelloux souligne que, dans la plupart des cas, les voyageurs concernés sont touchés par des malaises vagaux. "Les personnes sont valides", affirme-t-il en ajoutant qu'elles sont généralement sorties par d'autres voyageurs et que "beaucoup de soignants" prennent les transports.

"La première chose que l'on fait quand on intervient dans le métro, c'est qu'on sort la personne, même pour un arrêt cardiaque, on ne la laisse pas dans la rame", justifie Patrick Pelloux.

Pour lui, ce protocole "nous fait gagner du temps" et évite d'interrompre la circulation avec le stationnement de rames entre deux stations. "C'est ingérable! Il fallait que les sapeurs-pompiers progressent sur les voies", poursuit-il en défendant une "mesure de bon sens. Il n'y a rien à craindre".

Le médecin urgentiste rappelle que les agents de la RATP en station sont "en lien direct" avec le Samu. "On intervient très rapidement dans le métro. Les pompiers de Paris sont en général là en moins de dix minutes. On ne demande pas aux agents de devenir secouriste, même s'il y en a beaucoup qui sont déjà formés."