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Horaires, salaires... des éboueurs parisiens racontent leurs conditions de travail

BFM Jeremie Paire avec Thibault Nadal
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Grâce à de meilleures conditions de travail, le métier d'éboueur attire de plus en plus de personnes.

C'est un métier qui a longtemps souffert de préjugés. Aujourd'hui, il attire de plus en plus de personnes. Pour Boubou Traoré, éboueur depuis 2009 dans le quartier de Montmartre, "c'est un métier dur, mais c'est un métier que je pourrais faire toute ma vie". Il explique travailler de 5h à 13h tous les jours, vider en moyenne 300 poubelles et parcourir 9 kilomètres.

Un constat partagé par son collègue. "Les horaires sont bien, on est bien payés. Mais surtout, on travaille le matin, donc on a notre après-midi et notre soirée", ajoute Nourredine Ziad, éboueur depuis 25 ans. Les salaires ont aussi augmenté: 2.433 euros bruts en moyenne en 2019, selon l'Insee.

"Un métier essentiel"

Pendant longtemps, le métier d'éboueur a été déqualifié. Désormais, les éboueurs sont plus de 5.000 à Paris. Signe que la filière est attractive, les dernières annonces pour être conducteur de poids lourd ou équipier de collectes ont reçu plus d'offres que d'emplois proposés.

"On a compris que c'était un métier essentiel, peut-être par le passage de la crise sanitaire. Les entreprises ont su mener un travail depuis plusieurs années dans l'organisation et les conditions de travail de nos salariés qui rendent aujourd'hui le métier plus attractif", estime Dounia Aidel, directrice d'agence pour Derichebourg.

Une grève dans le 15e arrondissement

Mais tous les éboueurs parisiens ne sont pas satisfaits de leurs conditions de travail. Durant la dernière semaine d'octobre, les éboueurs de la société Pizzorno Environnement, qui gèrent le ramassage dans le 15e arrondissement de Paris, s'étaient mis en grève, mécontents notamment de leur rémunération.