Épidémie de grippe: l'AP-HP fait face à une "activité très soutenue" mais n'active pas encore le plan blanc

Le siège de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) à Paris - OLIVIER LABAN-MATTEI © 2019 AFP
Alors que plusieurs établissements hospitaliers français déclenchent leur plan blanc pour faire face à une hausse des passages aux urgences, notamment causée par la propagation de la grippe dans le pays, ce n'est pas encore le cas au sein des établissements de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).
Un choix justifié par de multiples facteurs selon l'AP-HP, qui souligne notamment le déclenchement du niveau maximal d'un "plan d’action de réponse aux tensions hivernales (...) anticipé dès cet été et activé début novembre".
"Même si le niveau maximal de ce plan a été atteint en ce début de semaine, l’AP-HP n’a pas déclenché de plan blanc à ce jour", indique l'AP-HP à BFMTV.
2.400 à 2.600 passages quotidiens
Les hôpitaux parisiens sont confrontés à une nette augmentation des indicateurs d'infection à la grippe, "très supérieurs à 2023 et proches de 2022 sur la même période", le tout "dans un contexte de couverture vaccinale très faible (autour de 20% de la population cible selon l’ARS Île-de-France)".
En résulte une activité "très soutenue" dans les hôpitaux franciliens de l'AP-HP, "avec 2.400 à 2.600 passages/jour".
"L’AP-HP assure un suivi quotidien du nombre de patients nécessitant une hospitalisation depuis les urgences et monitore les délais moyens de prise en charge avec des délais qui restent néanmoins stables sur le mois de décembre grâce à la mobilisation, en particulier, des urgentistes et globalement de tous les professionnels de santé", assure l'administration des hôpitaux publics parisiens.
Des indicateurs "très supérieurs" à 2023
Le plan d'action de l'AP-HP bénéficie d'une "mobilisation graduée des moyens à mettre en place en fonction de l’évolution de la situation" décrit l'AP-HP, se réjouissant notamment des "recrutements effectués ces derniers mois [qui] nous ont permis d’avoir un capacitaire supplémentaire de 300 lits en médecine, chirurgie, obstétrique (MCO) mobilisables par rapport à l’année 2024 à la même période".
"Et au-delà de ce capacitaire supplémentaire, nous avons également pu utiliser nos lits de soins médicaux et de réadaptation (SMR) pour répondre à la demande accrue d’hospitalisation", ajoute l'administration.











