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Casse de Milleis à Paris: ouverture du procès du banquier et cerveau présumé du braquage

BFM FB avec AFP
Le tribunal correctionnel de Paris (illustration).

Le tribunal correctionnel de Paris (illustration). - Loïc Venance - AFP

Pendant trois jours, à compter de ce mardi 22 octobre, l'homme et ses trois complices présumés seront jugés pour ce vol orchestré près des Champs-Élysées en 2019.

Accusé d'avoir orchestré en 2019 le braquage de l'agence bancaire qu'il dirigeait près des Champs-Élysées, à Paris, Kamal J. est jugé à partir de ce mardi 22 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris avec trois complices présumés.

Il est le seul des prévenus dont le casier est encore vierge. Costume bleu marine, chaussures de cuir, cheveux courts, Kamal J. a gardé l'allure du directeur de banque privée d'un quartier huppé.

Pendant trois jours, il sera jugé pour vol en réunion, séquestration, association de malfaiteurs et blanchiment.

Le guichetier ligoté

Le 22 janvier 2019, quatre hommes entrent dans l'agence bancaire Milleis . Ils ligotent le guichetier, poussent le directeur à ouvrir la chambre forte. 68 coffres sont alors forcés et vidés. Un casse de trois heures, et rien pour perturber les malfaiteurs. Le directeur n'a pas actionné le bouton d'alarme -il ignorait sa présence, dit-il alors aux enquêteurs.

Et sur la devanture, cette affichette apposée par les voleurs: fermeture exceptionnelle. Elle indique un numéro de téléphone... censé n'être connu que des employés. Tous ces éléments intriguent les policiers: le directeur serait-il le cerveau du casse?

Dès son interpellation en juin 2021, Kamal J. admet avoir orchestré le braquage. Un peu malgré lui, sous la contrainte, assure-t-il aux enquêteurs: c'était la contrepartie exigée par un des autres prévenus, Hicham E., pour qu'il l'aide à éponger une dette. Toujours en fuite, ce dernier n'est pas présent à l'audience pour lui répondre.

Un des suspects "inapte" à comparaître

Le plus âgé des suspects, Abd el Basset Z., 60 ans, est lui aussi absent ce mardi. Opéré il y a un an d'un "traumatisme crânien et d'une hémorragie cérébrale", il est "inapte" à comparaître, avance son avocate, Me Marie Violleau, qui a demandé à ce qu'il soit jugé séparément, à une date ultérieure. Le tribunal a renvoyé son procès au 10 janvier 2025.

Seuls deux suspects sont donc présents mardi aux côtés du directeur. Dans le box des accusés, Alexandre A. reste calme. L'homme de 41 ans aux cheveux grisonnants a déjà douze mentions à son casier judiciaire.

Il a été interpellé en Espagne en 2020, après six ans de cavale à la suite d'une précédente condamnation pour vol aggravé et association de malfaiteurs. Il est aujourd'hui jugé pour ces mêmes chefs, en plus du blanchiment et de la séquestration.

Le dernier des quatre prévenus est jugé pour association de malfaiteurs, accusé notamment d'avoir aidé Alexandre A. à obtenir un faux passeport.