Asnières-sur-Seine: le maire attaque dix élus d'opposition en diffamation

Tension à la mairie d'Asnières-sur-Seine. L'édile de la commune des Hauts-de-Seine, Manuel Aeschlimann (LR), s'apprête à déposer plainte pour diffamation contre dix élus d'opposition, dont la députée Francesca Pasquini (EELV).
Un communiqué, rédigé par les opposants, se trouve au cœur de la polémique. Dans le document, les dix élus signataires du document expliquent ne pas avoir été invités à plusieurs reprises à des réunions organisées par la majorité et accusent le maire de s'être physiquement opposés à deux élus. "Monsieur le maire s'est physiquement opposé à l'accès de Laurent Guillard et Francesca Pasquini", est-il écrit.
"Les termes 'empêcher physiquement', ça a un sens précis, ça a un sens matériel, ça a un sens de blocage physique, limite de violence, et donc c'est diffamatoire", assure Manuel Aeschlimann au micro de BFM Paris Île-de-France.
Protection fonctionnelle accordée au maire
Les faits remontent au 7 juillet lors d'une réunion organisée par la municipalité après les émeutes urbaines. La députée Francesca Pasquini se présente à la mairie, sans y être conviée. Le ton monte, sans y venir aux mains, mais suffisamment pour rédiger le communiqué. Le conseiller municipal Laurent Guillard était présent ce soir-là. Selon lui, les propos sont mal interprétés par la majorité.
"Le tribunal tranchera sur la rhétorique [...] Nous, on considère qu'il n'y a aucune violence et ce n'est pas du tout ce qu'on a souhaité", affirme l'élu.
Dix élus ont signé le communiqué dont François Trochon qui regrette la tournure des évènements. "Les conséquences peuvent devenir assez graves pour nous alors qu'encore une fois, on ne cherchait pas à faire d'offense à qui que ce soit", déplore l'élu.
Dans l'attente de déposer plainte, le maire a obtenu la protection fonctionnelle qui permet la prise en charge de ses frais d'avocat par la ville.











