A69: le militant écologiste Thomas Brail délogé de l'arbre qu'il occupait à Paris

Thomas Brail, fondateur du GNSA, s'est installé dans un arbre à Paris. - BFM Paris Île-de-France
Le militant évacué. Thomas Brail, fondateur du Groupe national de surveillance des arbres, ayant pris place dans un arbre devant le ministère de la Transition écologique à Paris depuis le 14 septembre dernier pour dénoncer le projet de l'A69, a été délogé à l'aube ce dimanche matin par les forces de l'ordre.
Le ministère a confirmé cette information à l'AFP, évoquant la nécessité d'"assurer sa prise en charge médicale".
"La situation de grève de la faim prolongée ainsi que l'annonce d'une grève de la soif imminente faisaient peser un danger majeur pour la santé et la vie même de M. Brail", a justifié le ministère dans un communiqué.
Avec ces actions, le militant souhaitait dénoncer le projet d’autoroute A69 entre Toulouse et Castres. "On veut avoir un entretien avec le ministre pour échanger sur la problématique de cette autoroute", explique Thomas Brail, au micro de BFM Paris Île-de-France. "Je n'ai pas trouvé d'autres actions pour se faire entendre", regrettait-il au micro de BFM Paris Île-de-France, soulignant que "des milliers d'arbres vont être coupés" pour permettre la réalisation de l'autoroute.
Thomas Brail avait également entamé une grève de la faim en se nourrissant exclusivement d’eau au citron et de bouillon le soir. Avant de s'installer dans le platane, le militant avait d'ailleurs été hospitalisé en raison de son état de santé, mais se disait déterminé. Il avait été reçu mardi, en vain, par le ministre des Transports Clément Beaune.
Le militant "hospitalisé"
Selon la députée (NUPES) Sandrine Rousseau, qui était elle-même montée dans l'arbre pour apporter son soutien au militant, ce dernier a été "hospitalisé" et ses affaires "confisquées".
"L'A69 peut donc se poursuivre en toute bonne conscience", déplore l'élue sur X (ex-Twitter).
"Le grimpeur qui l’accompagnait, Ubac, a été placé en garde-à-vue au commissariat du 7e arrondissement", poursuit de son côté le journaliste Hugo Clément sur le réseau social.
Ce n'est pas la première fois que le fondateur du Groupe national de surveillance des arbres mène une telle action à Paris. En mai 2022, il s'était aussi installé dans un platane près de la Tour Eiffel contre le projet prévoyant la construction d'un nouveau bâtiment nécessitant la coupe d'arbres.











