Pourquoi les météorologues considèrent que l'été commence le 1er juin

Des enfants se rafraîchissent dans une fontaine pendant une vague de chaleur à Lyon (Illustration). - OLIVIER CHASSIGNOLE © 2019 AFP
Après un mois de mai marqué par des températures estivales, la chaleur fait son retour cette semaine. Dans la moitié sud notamment, le mercure devrait dépasser les 30 degrés, avec un pic de chaleur attendu vendredi. Signe que le début de l'été, prévu au 21 juin, est en avance? Du côté des météorologues, on considère en tout cas que le premier jour de la saison estivale débute en ce 1er juin, quitte à venir bousculer nos habitudes.
"C'est plus logique"
Car les calendriers météorologiques et les calendriers astronomiques, ceux présents sur le calendrier tel qu'on le connait, sont décalés. Les prévisionnistes considèrent en effet que l'été s'étend du 1er juin au 31 août, soit trois mois pleins.
"D'un point de vue climatologique, c'est plus logique", indique à La Dépêche du Midi Tristan Amn, prévisionniste chez Météo France.
En astronomie, on considère que les saisons débutent avec les équinoxes, pour ce qui est du printemps et de l'automne, et avec les solstices en ce qui concerne l'été et l'hiver. Ainsi, l'été débute lors de la journée la plus longue de l'année dans nos calendriers.
Une vision qui ne prend pas suffisamment en compte les conditions météorologiques, selon les prévisionnistes. Comme l'indique Météo France sur son site, "l'été est la période la plus chaude et la plus ensoleillée de l'année". Or, le pic des températures se situe à la mi-juillet, soit seulement trois semaines après le début de l'été astronomique.
En faisant commencer la saison estivale au 1er juin, le pic des températures de la mi-juillet se situe en plein milieu de la saison, correspondant mieux aux prévisions.
Toutes les saisons concernées
"En termes de températures moyennes ou de l'évolution globale de ces dernières sur l'année, c'est plus intéressant et ça facilite nos calculs. Parfois, une saison commence le 20 ou le 22, ça ne nous arrange pas. On prend donc le 1er du mois et on compte trois mois", ajoute Tristan Amn auprès de La Dépêche. Avant d'ajouter: "On lie le côté pratique au côté empirique où on a observé une certaine logique des températures moyennes qui pouvaient justifier cette utilisation".
L'été n'est pas la seule saison concernée par un décalage entre les météorologues et le calendrier. Toujours selon les prévisionnistes, l'automne s'étend du 1er septembre au 30 novembre, l'hiver du 1er décembre au 28 ou 29 février, et le printemps du 1er mars au 31 mai.











