"On ne l'a pas vue arriver": les vignes d'Armagnac dans le Gers ravagées par la grêle

Il aura fallu seulement 30 minutes pour tout dévaster. À Manciet, dans l'ouest du Gers, un violent orage accompagné de grêlons a ravagé dimanche plusieurs hectares de cultures sous les yeux impuissants de ses habitants.
Parmi eux, Stéphane Garbay. Le viticulteur, implanté dans cette région populaire pour son Armagnac, en est persuadé: sa récolte sera particulièrement mauvaise cette année à cause de la grêle. Plus de la moitié de ses terres ont ainsi été touchées par le phénomène météorologique.
De son côté, la Chambre d'agriculture du département tire la sonnette d'alarme. Les précédents épisodes semblent avoir fragilisé la trésorerie dédiée à l'indemnisation des sinistrés.
"On pensait voir une averse"
"On ne l'a pas vue arriver. On pensait voir une averse", s'agace Stéphane Garbay au micro de BFMTV. Au final, ce sont 80 hectares de vignes sur 150 au total qui ont été martelés par les grêlons pendant moins d'une heure.
Des dégâts impressionnants, comme la perte quasi systématique des bourgeons, à une vitesse fulgurante. Et même s'il est encore trop tôt pour chiffrer l'ampleur du phénomène, les agriculteurs observent malgré tout des vignes grandement abîmées.
Pour Lionel Candelon, président de la Chambre d'agriculture du Gers, cet épisode météorologique ne présage rien de bon.
"C'était déjà la catastrophe au niveau des trésoreries avec toutes les crises qu'on a connu ces dernières années", confie-t-il. Difficile alors d'envisager une indemnisation "cohérente" de ceux qui auraient été touchés par la grêle.
Ce lundi 10 mars, l'institution a fait la demande, auprès des autorités, d'une reconnaissance d'état de catastrophe naturelle.












