Inondations: comment Saint-Béat se relève trois mois après

La commune de Saint-Béat, en Haute-Garonne, sous les eaux le 18 juin dernier. - -
Des clients qui font leurs courses dans un préfabriqué: voici le quotidien des habitants de Saint-Béat. Il y a près de trois mois, le 18 juin dernier, les inondations ont ravagé ce village des Pyrénées, et l'ancienne boutique est toujours condamnée.
Comme les clients, le gérant du magasin est néanmoins soulagé d'avoir pu rouvrir de son commerce. "Les habitants sont contents de retrouver le magasin, l'alimentation et le pain", indique-t-il. "C'est important pour que le village vive", renchérit une cliente, venue acheter ses deux baguettes.
Même sort pour un salon de coiffure situé dans la rue principale, submergée en juin par deux mètres d'eau: "Nous sommes dans un local provisoire, en attendant de connaître notre devenir et notre installation définitive", indique sa propriétaire, forcée de déménager du fait des dégâts causés par les eaux.
Le camping toujours désert
Mais tous n'ont pas cette chance. En bordure de torrent, dans l'un des deux campings du village, l'activité est toujours à l'arrêt, même si le champ de boue a disparu. Le gérant attend toujours la décision du préfet qui, seul, peut décider de la réouverture de son camping: "Les inondations, ça fait peur à l'administration. Si on ne repart pas, ça va être très difficile", déplore-t-il.
Une opinion partagée dans tout le village. Malgré la solidarité et leur bonne volonté pour redresser les activités du village, commerçant et habitants redoutent en effet que les touristes désertent et que l'économie locale soit fragilisée.











