Cyclone Batsirai au large de La Réunion: le préfet annonce une seconde nuit placée sous alerte rouge

Le cyclone Batsirai - Image d'illustration - Richard BOUHET / AFP
L'alerte n'est toujours pas passée. Encore menacée par me cyclone Batsirai, l'île de la Réunion devrait passer une seconde nuit en alerte rouge, a assuré le préfet Jacques Billant en fin de journée.
"Nous serons encore aux prises avec un phénomène intense cette nuit. Les améliorations interviendront progressivement en 2ème partie de nuit. Nous espérons pouvoir confirmer à 6h du matin demain, la levée de l’alerte rouge à compter de 9h", a-t-il dit, dans des propos repris par Réunion la 1ère.
Selon lui, la vigilance doit rester de mise et la levée de cette alerte rouge "ne veut pas dire retour à la normale."
"Les services de secours et d'intervention devront dégager les routes, sécuriser les fils électriques, déblayer les accès, rétablir les réseaux électriques, téléphoniques et d'alimentation en eau potable. La prudence restera donc de mise, et les déplacements fortement déconseillés", détaille le préfet.
Douze blessés
Ce jeudi à la mi-journée, le cyclone Batsirai était "stationnaire" et restait à 200 km des côtes de la Réunion.
"L'épisode dure" et le cyclone tropical est "juste à nos portes. Il est stationnaire depuis quelques heures, nous restons dans une périphérie immédiate" avec des vents allant jusqu'à "150 km/h dans les hauts", a indiqué à l'AFP Emmanuel Cloppet, directeur régional de Météo-France, lors d'un point presse à la mi-journée, heure locale.
Sept cours d'eau sont à ce titre en vigilance jaune et les habitants domiciliés dans des zones à risque peuvent s'abriter dans l'un des 143 centres d'hébergement mis à disposition par les communes. "Un peu moins de 200 personnes" avaient pour l'heure choisi de s'y réfugier, selon la préfecture.
Jeudi matin, le préfet a déploré douze blessés durant la nuit, tous hospitalisés sans que leur pronostic vital soit engagé, et a recensé 25 interventions directement liées au cyclone.
Dix personnes ont été intoxiquées au monoxyde de carbone, sur la commune du Tampon, à cause de leur groupe électrogène. Un sapeur-pompier a par ailleurs été "électrisé au cours d'une intervention sur un feu de pavillon à Saint-Denis" et une personne a été blessée à Tampon à la suite d'une chute depuis un toit.











