Marseille: le cirque Benzini et ses animaux installés à Bonneveine, malgré le refus de la mairie

Kimbo le cheval, mais aussi deux lamas, un dromadaire, des poneys, des chiens... Ces animaux se partagent tous l’affiche du cirque Benzini. Et c’est justement cette présence qui dérange la mairie de Marseille.
"Ce sont des animaux domestiques, il n'y a aucun animal sauvage ici", se justifie Michael Renold, directeur du cirque Benzini au micro de BFM Marseille Provence.
Selon ce dernier, il n'y a donc "pas lieu" de refuser la présence du cirque sur ce terrain situé en face du centre commercial marseillais Bonneveine. "Pourquoi on me le refuse à moi? Si on fait quelques pas à côté on trouve l'hippodrome", s'interroge le circassien.
La loi contre la maltraitance animale a accordé un délai aux cirques itinérants. Fauves, singes ou encore hippopotames seront interdits en 2028. "De nos jours, ils (la municipalité, NDLR) n'ont pas le droit de refuser la venue d'un cirque même s'ils ont des animaux sauvages. (...) Ils ont eu des rappels par la loi, mais ne les respectent pas", dénonce le directeur du cirque Benzini sur notre antenne.
"On va au-delà de ce que la loi prévoit"
La ville de Marseille assume de son côté de faire plus que ce que la réglementation prévoit en ce moment dans l'Hexagone.
Elle ne tolère aucun spectacle avec une bête vivante. "Que l'on soit un chien ou un hippopotame, lorsque l'on est dans un cirque et qu'on passe 90% de sa vie dans une cage, transporté d'un lieu à un autre, la souffrance est la même", explique Christine Juste, adjointe au maire de Marseille (EELV) en charge de l'animal dans la ville.
"Nous, ce sont tous les animaux (qui sont interdits). On va au-delà de ce que la loi prévoit", poursuit l'élue au micro de BFM Marseille Provence.
Les policiers municipaux ont dressé un procès-verbal. En revanche, la mairie ne peut pas déloger la troupe de cirque, qui sera donc en représentation tous les jours jusqu’au 5 novembre prochain dans la cité phocéenne.













