Après plusieurs attaques, un berger du pays d'Aix autorisé à tuer un loup

"J'ai bien cherché un peu partout et c'est là que j'ai retrouvé celle-là. C'est sûr qu'elle n'est pas de cette nuit, elle est là depuis deux ou trois jours", atteste un berger du Puy-Sainte-Réparade (Bouches-du-Rhône) en désignant une carcasse.
En deux mois, il a subi cinq attaques et perdu plus d'une dizaine de bêtes. Son manque à gagner s'élève à 4.000 à 5.000 euros. Pour cet éleveur du pays d'Aix, il n'y a pas d'autres solutions: il faut tirer sur le loup.
Un lieutenant de louveterie chargé d'abattre le loup
"Ici, on est à 10 voire 15 kilomètres d'Aix. Les loups attaquent. Bientôt, ils arrivent dans les villages. Ça commence à devenir catastrophique. C'est quand même notre travail d'élever des moutons", soulève le professionnel.
Dans quelques jours, un lieutenant de louveterie, spécialiste de ce type d'opérations surveillera le troupeau de nuit et abattra le loup s'il l'aperçoit. Mais l'éleveur aimerait aller encore plus loin.
"On tolère les chasseurs. Quand ils sont en battue, ils ont une carabine entre les mains et ils font disparaître les bestioles. Parce que pour nous, c'est nuisible. Nous, on a cinq générations de bergers. Ils ont été contents quand il y a eu une épuration et qu'il n'y avait plus un loup", développe-t-il.
Mais, la loi est très claire à ce sujet. Abattre un loup, une espèce protégée, sans autorisation, est puni de trois ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende. Selon les dernières estimations de l'Office français de la biodiversité, six meutes de loups vivent dans les Bouches-du-Rhône, soit près d'une trentaine de bêtes.













