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Un détenu, souffrant de troubles psychiatriques, agresse une surveillante pénitentiaire à la prison de Saint-Quentin-Fallavier

BFM Lyon Jordan Muzyczka
Le centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), le 5 juillet 2023.

Le centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), le 5 juillet 2023. - OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP

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Une surveillante pénitentiaire a été violemment agressée, ce dimanche, à la prison de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), par un détenu. Il lui a asséné des coups de poing.

Une surveillante pénitentiaire de la maison d'arrêt de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) a été violemment agressée par un détenu, ce dimanche 25 janvier, a appris BFM Lyon.

Les faits se sont produits aux alentours de sept heures ce matin, au moment du contrôle des effectifs. L'homme incarcéré, connu pour souffrir de troubles psychiatriques, s'est rué sur l'agente âgée de 23 ans. Il lui a asséné des coups de poing sur le visage et sur le corps.

La jeune femme a été prise en charge par les secours. Ce lundi 26 janvier, la direction interrégionale des services pénitentiaires indique que 5 jours d'ITT et 10 jours d'arrêt maladie lui ont été octroyés.

Appel au blocage

"La personne détenue a été immédiatement mise en prévention, placée au quartier disciplinaire, dans l’attente de sa commission de discipline qui se tiendra très prochainement. Le risque encouru pour agression sur personnel est de 30 jours de quartier disciplinaire", poursuit la direction interrégionale des services pénitentiaires.

À la suite de cet épisode de violence au sein du centre pénitentiaire, les syndicats "appellent au blocage total de l'établissement à partir de 6h30, au moment de la prise de poste, lundi matin", indiquent-ils.

Une quinzaine d'agents se sont réunis sur place ce lundi matin. Le personnel pénitentiaire réclame plusieurs mesures de sécurités immédiates. Des débrayages ont déjà eu lieu lundi dernier partout en France et notamment dans les prisons de Villefranche, Corbas et Saint-Quentin-Fallavier.

À la suite de cette mobilisation, le ministre de la Justice Gérald Darmanin avait indiqué doter le personnel pénitentiaire de bombes incapacitantes.