Lyon: la rue Grenette fermée à la circulation, les travaux commencent

Les automobilistes lyonnais vont devoir s'adapter. Dès ce lundi 13 mai, les travaux de réhabilitation de la rue Grenette, inscrits dans un vaste projet mené par les écologistes pour la piétonnisation de la Presqu'île, commencent. Les voitures ne pourront donc plus emprunter cette voie.
Durant les cinq prochains mois, la voie ne sera accessible qu'aux piétons, cyclistes et riverains. Des déviations seront installées jusqu'en mars 2025. À partir de cette date, la rue Grenette accueillera plusieurs lignes de bus et une voie mixte vélo-bus.
Dans le détail, la portion entre la rue Mercière et la rue de la République est coupée. L'axe nord-sud reste toutefois ouvert entre les rues de Brest et du président Edouard Herriot. Pour traverser la Presqu'île, les automobilistes devront se rabattre sur les tunnels de Perrache ou de la Croix-Rousse.
Du côté des commerçants, les accès dédiés aux points de livraison sont maintenus. La métropole de Lyon a créé un groupe d'information sur Whatsapp pour les tenir informés de l'évolution des travaux.
Une fin de chantier prévue pour 2030
Ces travaux de réhabilitation s'inscrivent dans le cadre d'un projet lancé en mars 2023. Il comprend le réaménagement de la rive droite du Rhône entre le tunnel de la Croix-Rousse et l'échangeur de Perrache, ainsi que l'interdiction de circulation pour les voitures sur la rue Grenette et la création d'une zone à trafic limité allant de la place Bellecour à Terreaux.
Les travaux dureront jusqu'en octobre prochain, puis du mois de novembre à l'été 2025. Le chantier devrait prendre totalement fin à l'horizon 2030.
L'annonce de cet aménagement routier n'a pas fait l'unanimité, notamment celle de la fermeture de la rue Grenette, un axe emprunté par 10.000 voitures chaque jour. Certains Lyonnais ont d'ailleurs exprimé leur mécontentement en procédant à des collages dans la ville.
Jean-Stéphane Chaillet, 1er adjoint au maire du 2e arrondissement, avait quant à lui évoqué "un mur de Berlin invisible" érigé par les écologistes.
"Ce que nous leur reprochons, c'est cette politique brutale qui ne prend pas en compte l'avis des Lyonnais. C'est une politique de l'interdit, une politique de contrainte", avait-il déclaré à BFM Lyon.
Le représentant avait notamment assuré avoir sondé les habitants sur ce projet, dont seuls les avis comptent à ses yeux. Il perçoit en outre ce projet comme une menace pour l'attractivité de la ville.
"On ne veut pas que le centre-ville soit déserté par les clients, par ceux qui viennent faire du shopping, et que ces personnes aillent dans d'autres centres commerciaux à l'extérieur de Lyon, où les gens peuvent se garer sans problème", a détaillé l'adjoint.













