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Lyon: des opposants à la future zone à trafic limité de la Presqu'île interpellent la préfète

BFM Lyon Isabelle Missiaen
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Des commerçants et riverains du centre de Lyon s'inquiètent des travaux à venir et de la future mise en place d'une zone à trafic limité.

A l'approche du début des travaux de réaménagement du centre de Lyon, les opposants au projet "Presqu'île à vivre" s'animent. 19 associations, commerçants et riverains ont adressé un courrier à la préfète de région ainsi qu'à plusieurs élus locaux, demandant la suspension du projet.

"Ces aménagements vont bouleverser l'équilibre de la Presqu'île, mais aussi celui de toute la ville de Lyon", plaide le courrier.

"Les aménagements urbains déjà réalisés produisent des effets négatifs, comme le témoignent de nombreux acteurs", avancent les signataires. Une baisse du chiffre d'affaire global du quartier serait à déplorer selon eux.

De nouvelles rues piétonnes

Le projet "Presqu'île à vivre", voté au conseil municipal de Lyon en mars 2023, prévoit un réaménagement de la partie nord de la Presqu'île et la mise en place d'une zone à trafic limité à partir du 1er juin 2025.

Ce projet va entraîner la piétonnisation de nouvelles rues dont la rue de la République, une partie de la rue Mercière ou encore la rue Confort. Il est aussi acté que la rue Grenette, qui traverse la place des Cordeliers, sera transformée en une rue à double sens qui sera réservée uniquement aux lignes de bus, en excluant également les camions de livraisons.

"Garantir l'intérêt général"

En mai, l'Association pour le développement de la Presqu'île de Lyon a déposé un recours contre ce projet, demandant d'avoir accès aux résultats d'une étude d'impact indépendante.

"On a l'impression qu'on ne veut pas nous les communiquer, donc ça entretient le doute: est-ce que ce projet est véritablement la bonne réponse à cette volonté d'apaisement de la Presqu'île?", déplore Antoine Nanterme, membre fondateur de l'association.

Dans leur courrier, les opposants listent leurs craintes quant aux conséquences économiques, sécuritaires mais aussi sanitaires du projet. Selon eux, les aménagements prévus "détériorent" notamment le parcours des bus, tandis que la piétonnisation partielle du quartier nuit à la "liberté de circulation" des citoyens. Ils pointent aussi "de potentiels retards d'intervention des secours du fait des reports de circulation et de l'allongement de certains parcours".

Ils enjoignent la préfète de région à faire le nécessaire pour "suspendre immédiatement" le projet et à engager les "voies de recours" nécessaires pour "garantir l'intérêt général".