Yémen: nouveaux heurts entre rébellion chiite et armée

Les heurts continuent au Yémen, où les rebelles chiites s'opposent à l'armée régulière. - Mohamed Huwais - AFP
Des affrontements sporadiques ont opposé mercredi l'armée yéménite à des rebelles chiites dans la banlieue ouest de Sanaa, la capitale du pays, ont indiqué des sources de sécurité et des témoins.
Les affrontements se sont produits à Sabah, sur la route reliant Sanaa à Hodeida, sur la mer Rouge, où les rebelles campent depuis plusieurs semaines, ont ajouté ces sources sans être en mesure de fournir un bilan.
La veille, sept partisans de la rébellion chiite avaient été tués par balle alors que la police avait fait barrage à des centaines de protestataires qui tentaient de prendre d'assaut le siège du gouvernement à Sanaa.
Véhicules chargés d'armes
Par ailleurs, dans le sud de Sanaa, la tension était vive mercredi au lendemain de heurts qui ont éclaté à Hiziaz lorsque des militaires ont interdit l'entrée dans la capitale à des véhicules chargés d'armes destinées aux rebelles.
Un civil a été tué et 15 autres blessés mardi dans cette localité, sur la route menant vers les provinces du centre et du sud du Yémen, a indiqué la haute commission de sécurité dans un communiqué.
Des militaires et des policiers ont été également blessés dans des échanges avec les rebelles qui ont fait usage d'armes automatiques et de roquettes RPG, a ajouté la commission.
Prise d'assaut du siège du gouvernement
Au nord de Sanaa, des insurgés chiites ont acheminé dans la nuit de mardi à mercredi des stocks d'armes, dont des canons, à Hamdan et près de l'aéroport international de la capitale, ont affirmé des témoins. Des milliers de partisans de la rébellion chiite d'Ansaruallah campent depuis la mi-août à Sanaa et à la périphérie de la capitale pour réclamer l'éviction du gouvernement accusé de corruption.
Mardi, une tentative de prise d'assaut du siège du gouvernement dans la capitale s'est soldée, selon la rébellion, par la mort de sept protestataires. Les rebelles houthis d'Ansaruallah sont soupçonnés de vouloir élargir leur zone d'influence dans le futur État fédéral qui doit compter six provinces. Les chiites sont majoritaires dans le nord, alors qu'à l'échelle nationale les sunnites sont prédominants.













