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Vers une impasse en Libye, estime l'amiral américain Mike Mullen

Insurgés libyens tirant des roquettes sur les forces fidèles à Mouammar Kadhafi près d'Ajdabiah. La guerre en Libye se dirige vers une impasse même si les frappes aériennes de la coalition internationale ont réduit de 30 à 40% le gros des forces terrestre

Insurgés libyens tirant des roquettes sur les forces fidèles à Mouammar Kadhafi près d'Ajdabiah. La guerre en Libye se dirige vers une impasse même si les frappes aériennes de la coalition internationale ont réduit de 30 à 40% le gros des forces terrestre - -

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La guerre en Libye se dirige vers une impasse même si les frappes aériennes de la coalition internationale ont réduit de 30 à 40% le gros des forces terrestres de Mouammar Kadhafi, a estimé vendredi le chef d'état major interarmes américain.

"On se dirige certainement vers une impasse", a déclaré à Bagdad l'amiral Mike Mullen lors d'une visite aux troupes américaines présentes en Irak.

"Dans le même temps, nous avons réduit entre 30 et 40% du gros de ses forces terrestres, de ses capacités au sol. Et elles vont continuer à diminuer avec le temps", a-t-il dit.

L'officier a minimisé l'idée que des djihadistes d'Al Qaïda profitent du conflit libyen pour s'infiltrer dans les rangs de l'opposition, dont le fief est à Benghazi, dans l'Est.

"Nous sommes vigilants et attentifs à ce sujet", a-t-il déclaré. "Je n'ai vu là-bas aucune représentation d'Al Qaïda."

L'amiral américain a reconnu que le Groupe islamique de combat libyen, qui avait mené une insurrection armée contre Kadhafi dans les années 1990, "avait quelque peu bougé", mais sans représenter "rien de significatif à ce stade".

PATROUILLES DE PREDATOR

L'amiral Mullen est arrivé jeudi à Bagdad afin de s'entretenir avec les dirigeants irakiens sur le calendrier du retrait des troupes encore présentes dans le pays.

En Libye, il a déclaré que la communauté internationale s'accordait à réclamer le départ de Kadhafi, qui est au pouvoir depuis près de 41 ans, tout en admettant ne pas savoir combien de temps il faudrait pour parvenir à ce but.

"Chaque action entreprise par les pays se poursuivra pour faire pression sur lui jusqu'à ce qu'il parte. Est-ce qu'il finira par comprendre ? Je n'en sais rien", a dit Mike Mullen.

Le président Barack Obama vient d'autoriser l'usage de drones armés contre les forces libyennes.

Le général James Cartwright, vice-chef d'état-major interarmes, a précisé que deux premiers Predator avaient été envoyés jeudi en Libye mais qu'ils avaient dû rebrousser chemin en raison du mauvais temps.

"Les Etats-Unis prévoient de maintenir deux patrouilles de Predator au-dessus de la Libye en permanence", a-t-il ajouté.

Ces engins de combat sans pilote sont notamment utilisés au Pakistan contre les taliban et les djihadistes d'Al Qaïda.

Par Phil Stewart - Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Gilles Trequesser