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USA : le Congrès entérine l’accord et évite le « mur budgétaire »

BFM La rédaction avec Reuters
Conférence de presse de Barack Obama et de son vice-président Joe Biden.

Conférence de presse de Barack Obama et de son vice-président Joe Biden. - -

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Le monde selon Trump
Les membres de la Chambre américaine des représentants ont approuvé mardi soir l'accord entre le Sénat et la Maison Blanche pour éviter le mur budgétaire et une hausse automatique des impôts. Le Président doit maintenant entériner le texte.

Après le Sénat, le Congrès. Les membres de la Chambre américaine des représentants ont approuvé mardi soir (mercredi matin à Paris) un accord déjà entériné la veille entre le Sénat et la Maison blanche et qui permet aux Etats-Unis d'éviter les 600 milliards de dollars de hausses d'impôts et de baisses des dépenses publiques du « mur budgétaire ».
Le président Barack Obama, qui devrait rapidement ratifier le texte, a salué le compromis mais a demandé que les futures négociations budgétaires entre la Maison blanche et le Congrès, notamment sur un éventuel relèvement du plafond de la dette publique, soient « un peu moins dramatiques ».

La réduction du budget de la défense repoussée

La Chambre des représentants, dominée par les républicains, a adopté par 257 voix pour et 167 contre, l'accord qui prévoit notamment de réserver la hausse de l'impôt sur le revenu aux ménages dont les revenus annuels dépassent 450 000 dollars. L'accord élargit l'assurance chômage de longue durée à deux millions de personnes pendant une année, tandis que la réduction de 109 milliards de dollars du budget de la défense et de projets de politique intérieure, prévue mardi, est repoussée de deux mois. Le Sénat, majoritairement démocrate, avait voté l'accord par 89 voix pour et huit contre, deux heures après minuit dans la nuit de lundi à mardi, moment à partir duquel devaient automatiquement entrer en vigueur les effets du mur budgétaire, néanmoins retardés par le fait que le 1er janvier soit un jour férié.

Hausse du déficit de 4 000 milliards de dollars

Certains élus républicains ont tenté mardi d'amender l'accord, en proposant 330 milliards de dollars de réduction des dépenses publiques en plus, mais ont dû y renoncer, faute de soutiens suffisants dans leur propre camp. Le Congressional Budget Office (CBO), organisme équivalent à la Cour des comptes et qui émane du Congrès, a de son côté déclaré que le compromis entériné mardi soir accroîtrait de près de 4 000 milliards de dollars (3 000 milliards d'euros) le déficit fédéral sur une décennie, principalement parce qu'il étend les faibles taux d'imposition à presque tous les Américains. Selon le CBO, le déficit budgétaire 2013 sera environ 330 milliards de dollars (250 milliards d'euros) plus élevé que si le Congrès n'avait pas agi et avait laissé les 600 milliards de dollars de hausses d'impôts et de baisses des dépenses entrer en vigueur.