Un juge ordonne le procès du médecin de Michael Jackson

L'avocat du docteur Conrad Murray, John Michael Flanagan, à la sortie du tribunal, à Los Angeles, en Californie. Le médecin personnel de Michael Jackson, sera jugé pour homicide involontaire, a annoncé mardi un juge de Los Angeles. /Photo prise le 11 janv - -
par Alex Dobuzinskis
LOS ANGELES (Reuters) - Conrad Murray, le médecin personnel de Michael Jackson, sera jugé pour homicide involontaire, a annoncé mardi un juge de Los Angeles.
Le juge de la Cour supérieure de Los Angeles Michael Pastor a pris cette décision au sixième jour des audiences préliminaires qui visaient à déterminer si les éléments étaient assez nombreux dans le dossier d'inculpation du Dr Murray pour justifier son procès.
Conrad Murray comparaîtra pour une prochaine audience le 25 janvier. La date de son procès pourrait alors lui être notifiée.
Le médecin est passible d'une peine de quatre ans de prison s'il est reconnu coupable.
Le chanteur américain, star mondiale depuis son album "Thriller" en 1982, est décédé à l'âge de 50 ans le 25 juin 2009.
Selon le rapport de médecine légale, la raison principale de sa mort est une overdose de propofol, un anesthésique utilisé en chirurgie que le Dr Murray lui avait prescrit comme somnifère.
Le médecin avait été recruté pour s'occuper du chanteur avant une série de concerts qui devait débuter le mois suivant à Londres. Il a reconnu avoir donné du propofol à son patient mais a plaidé non coupable d'homicide involontaire.
Les procureurs l'accusent de négligence pour avoir administré à son patient cet anesthésiant ainsi que le sédatif lorazepam, un médicament ayant également contribué à provoquer l'arrêt cardiaque fatal du chanteur selon les conclusions du médecin légiste de Los Angeles.
L'accusation souligne que Conrad Murray a montré, par ses actes le jour de la mort du chanteur, qu'il redoutait d'être rendu responsable du décès.
Le praticien est accusé d'avoir ordonné au personnel au service du chanteur de faire disparaître des médicaments et une poche à perfusion et d'avoir passé plusieurs minutes au téléphone avec sa compagne avant d'appeler les secours.
Pour défendre leur client, les avocats de Murray ont laissé entendre que Michael Jackson aurait pu s'injecter lui-même du propofol, mais deux experts médicaux appelés à la barre ont estimé que quelles que soient les circonstances, le Dr Murray n'aurait pas dû lui fournir ce produit très puissant.
"C'est comme un héroïnomane. Est-ce que vous vous éloigneriez avec une seringue pleine d'héroïne à côté de lui? C'est la même chose avec le propofol", a déclaré le Dr Richard Buffalo, un anesthésiste.
Les avocats ont également fait valoir que leur client s'efforçait au contraire de sevrer le chanteur.
Jean-Stéphane Brosse pour le service français













