BFM

Somalie: les shebab disent avoir condamné Denis Allex à mort

BFM Alexandre Le Mer, avec agences
-

- - -

Télécharger la nouvelle application BFM
Le monde selon Trump
Les islamistes d'Al Chabaab ont annoncé mercredi avoir condamné à mort l'otage français Denis Allex. « Manipulation médiatique », répond Edouard Guillaud, le chef d'état-major des armées, convaincu que l'otage est déjà mort.

Les insurgés islamistes d'Al Chabaab ont annoncé mercredi avoir condamné à mort l'otage français Denis Allex, 6 jours après la tentative manquée d'exfiltration menée par la France.
Dans un communiqué publié sur leur compte Twitter, les shebab, liés à Al Qaïda, précisent que la décision d'exécuter l'agent de la DGSE a été prise à l'unanimité, et affirment qu'elle fait suite à 3 années de « tentatives poussées de négociations ».
« Avec la tentative de sauvetage, la France a volontairement signé l'arrêt de mort d'Allex (...). C'est le gouvernement français (...) qui doit porter l'entière responsabilité de la mort d'Allex », ajoutent les membres d'Al Chabaab.
Face à cette annonce, l'amiral Edouard Guillaud réaffirme la conviction des autorités françaises : « Nous n'avons aucun élément depuis le raid de vendredi soir sur le fait que Denis Allex (...) soit vivant; nous pensons qu'il est vraisemblablement mort », a déclaré le chef d'état-major des armées.

« Manipulation médiatique »

« Nous soupçonnons, et nous n'avons, je crois, pas tort de le faire, les shebab somaliens de pratiquer de la manipulation médiatique », prévient l'amiral Guillaud.
Dès samedi dernier, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, avait fait part de sa conviction que Denis Allex avait été tué dans la tentative de sauvetage.
Les islamistes mentiraient en annonçant l'exécution d'un homme déjà mort. « C'est une technique qu'ils ont déjà utilisée dans d'autres affaires qui ne nous concernaient pas », a rappelé Edouard Guillaud.
« Tout nous laisse à penser qu'il [Denis Allex] a été assassiné », a réaffirmé mercredi matin Jean-Yves Le Drian.

|||

Denis Allex avait été enlevé en juillet 2009 à Mogadiscio avec un de ses collègues de la DGSE, Marc Aubrière, alors qu'il effectuait une mission officielle d'assistance auprès du gouvernement fédéral de transition. Marc Aubrière avait pu s'échapper un mois plus tard.
Depuis, Denis Allex était détenu dans des conditions insupportables. Associées à l'impossibilité d'engager des négociations, ces conditions de détention ont amené le président Hollande à donner l'ordre d'intervention.