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Révéler le passé de geôlier de Mehdi Nemmouche, "irresponsable" ?

BFM A. K.
Un croquis représentant de Mehdi Nemmouche, réalisé le 26 juin 2014 au cours d'une audition au tribunal de Versailles.

Un croquis représentant de Mehdi Nemmouche, réalisé le 26 juin 2014 au cours d'une audition au tribunal de Versailles. - Benoît Peyrucq - AFP

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Fallait-il révéler le passé syrien de Mehdi Nemmouche, au risque de mettre en danger les otages qui sont encore retenus sur place? Samedi, l'ancien otage Didier François a jugé "irresponsable" la publication de cette information.

Samedi, Nicolas Hénin, journaliste retenu en Syrie entre juin 2013 et avril 2014, a confirmé avoir reconnu en Mehdi Nemmouche, l'auteur présumé de la tuerie du musée juif de Bruxelles, son geôlier syrien, entre juin et décembre 2013.

D'abord réticent à parler de cette période, il a pourtant accepté de témoigner "pour informer le public", après la révélation du passé syrien de Mehdi Nemmouche par Le Monde.

Une révélation qui "pose un véritable problème pour l'enquête", affirme à Libération Didier François, journaliste à Europe 1, retenu lui aussi en otage de juin 2013 à avril 2014.

"C'est dangereux de sortir cette information"

"C'est irresponsable", ajoute-t-il. "Je trouve que c'est dangereux de sortir cette information. Cela pose un véritable problème pour l'enquête en cours, pour les témoins et pour les otages restés là-bas".

"Cela permet malheureusement d'alerter les autres ravisseurs sur le fait que les services français détiennent des éléments sur les membres de ce groupe terroriste ayant déjà perpétré des attentats. Du coup, ça va leur permettre de se protéger, ce qui met en danger le travail des spécialistes du contre-terrorisme et les citoyens français", a-t-il expliqué.

Samedi, Nicolas Hénin a indiqué lui aussi se sentir "de plus en plus inquiet" pour ses compagnons de cellule encore détenus en Syrie.