Peines alourdies pour deux des "pires" violeurs du Royaume-Uni

Une balance de la justice. (Photo d'illustration) - AFP
Deux des "pires" violeurs du Royaume-Uni ont perdu ce vendredi leur procès en appel, la Cour de Londres ayant décidé de relever de 30 à 40 ans la période de sûreté de leur emprisonnement.
Reynard Sinaga, Indonésien de 37 ans, et Joseph McCann, Britannique de 35 ans, avaient écopé lors de deux procès distincts en première instance d'une réclusion à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de trente ans (durée minimale durant laquelle le condamné sera en prison, NDLR). La Cour d'Appel a décidé de ne pas leur infliger la perpétuité réelle, mais d'allonger la période de sûreté à 40 ans.
"Bien que les crimes de Monsieur McCann et Monsieur Sinaga soient très graves, ils ne requièrent pas une condamnation à perpétuité", a estimé le juge Ian Burnett, déplorant cependant "qu'aucun des deux hommes n'ait montré de remords" pendant le procès.
Les crimes "parmi les pires que ce pays ait jamais connus"
Selon le procureur Michael Ellis, les deux hommes ont commis les crimes "parmi les pires et les plus violents que ce pays ait jamais connus".
Reynard Sinaga avait été reconnu coupable en janvier de viols, tentatives de viols et agressions sexuelles sur 48 hommes entre 2015 et 2017 par un tribunal de Manchester, dans le nord-ouest de l'Angleterre. L'étudiant en géographie abordait ses victimes - qui seraient en réalité près de 200 selon la police - des jeunes hommes ivres, à la sortie de boîtes de nuit dans le centre de Manchester. Il les attirait chez lui en leur proposant de les héberger ou de prendre un verre et leur donnait des sédatifs, "probablement du GHB", avant de les violer lorsqu'ils étaient inconscients et de filmer avec son téléphone.
Joseph McCann avait été condamné en décembre 2019 pour avoir violé, agressé sexuellement, enlevé ou séquestré onze victimes âgées de 11 à 71 ans, à Londres, Watford (au nord-ouest de la capitale) et dans le nord-ouest de l'Angleterre, en à peine deux semaines.
Le procureur Michaël Ellis s'est "réjoui" que la Cour "ait imposé une peine minimale plus longue" aux deux hommes, dont les crimes ont "choqué la nation".













