BFM

Obama juge à la Cour Suprême? "Un peu trop monastique pour moi"

BFM D. N. avec AFP
Barack Obama lors d'un discours à l'université de Chicago, le 19 octobre 2014.

Barack Obama lors d'un discours à l'université de Chicago, le 19 octobre 2014. - Brendan Smialowski - AFP

Télécharger la nouvelle application BFM
Le monde selon Trump
Que va faire Barack Obama après deux mandats à la tête de la première puissance mondiale? Si l'intéressé affirme qu'il ne sera pas juge à la Cour suprême, il pourrait être tenté par l'enseignement.

Barack Obama aime le droit, l'étudier, l'enseigner, mais il n'est pas tenté par un poste de juge à la Cour Suprême après son départ de la Maison Blanche. Un poste prestigieux, certes, mais "un peu trop monastique" pour lui, juge-t-il.

"Sortir de la bulle" de Washington

"J'adore le droit, intellectuellement", explique en revanche le président américain dans un entretien à l'hebdomadaire The New Yorker. "J'adore décortiquer les problèmes. J'adore enseigner. Les cours et les échanges avec les étudiants me manquent", poursuit Barack Obama qui n'a, à ce jour, donné que très peu d'indices sur ce qu'il entendait faire après son départ de la présidence, en janvier 2017.

"Mais je pense qu'être juge (à la Cour suprême) est un peu trop monastique pour moi. En particulier après avoir passé six ans, et ce sera huit au total, dans cette bulle, je pense que j'aurai besoin de sortir un peu plus", ajoute-t-il.

Obama, critiqué par l'ancien patron de la CIA

Ces propos prennent un relief particulier après les déclarations de Leon Panetta, ancien chef de la CIA puis du Pentagone, qui a récemment évoqué le goût d'Obama pour le droit en termes plus polémiques que flatteurs à l'occasion de la promotion de son livre Worthy Fights.

Le président "approche les problèmes avec la logique d'un professeur de droit", a expliqué Leon Panetta, véritable figure de Washington, qui a travaillé pendant quatre ans avec Barack Obama et a quitté la politique en 2013 pour se retirer dans sa ferme de Monterey, en Californie.

"Ce n'est pas une mauvaise chose en soi. Nous voulons un président qui réfléchisse au fond des problèmes. Mais mon expérience de Washington me dit que la logique seule ne suffit pas", a encore dit Leon Panetta.