Obama est arrivé en Israël pour sa première visite de président

20 mars 2013, Tel Aviv : première visite officielle du président Obama en Israël, entouré du 1er ministre Benyamin Netanyahu à sa gauche, et du président Shimon Peres à sa droite. - -
Barack Obama a entamé mercredi midi sa première visite officielle en Israël, en tant que président des Etats-Unis. L'homme le plus puissant du monde a atterri à la mi-journée à l'aéroport de Tel Aviv, pour une visite de trois jours en Israël et en Cisjordanie occupée.
Une première, certes, mais sans nouvelle initiative de paix à offrir à des Palestiniens désillusionnés, dans un pays sceptique sur sa volonté d'empêcher l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire. Barack Obama entend pourtant partir sur de nouvelles bases dans ses relations avec les Israéliens et avec les Palestiniens.
Comment rallumer le processus de paix ?
Accompagné de son nouveau secrétaire d'Etat John Kerry, le président américain doit rencontrer successivement Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien qui vient d'accoucher dans la douleur d'une nouveau gouvernement, puis jeudi Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne.
Les négociations de paix entre Israël et les Palestiniens ont achoppé en 2010 sur la question des colonies juives de peuplement en Cisjordanie.
Or, Le nouveau gouvernement constitué par Benjamin Netanyahu compte plusieurs ministres partisans des colonies et farouchement opposés à cesser les installations de foyers de peuplement juifs sur les terres où les Palestiniens veulent fonder un Etat.
Barack Obama doit aussi s'adresser directement au public israélien dans un discours aux étudiants, avant une dernière étape en Jordanie.
Le président tentera de persuader Israéliens et Palestiniens de reprendre les négociations de paix. Il cherchera aussi à rassurer Benjamin Netanyahu sur sa volonté d'empêcher l'Iran d'obtenir la bombe nucléaire.
Personne ne s'attend toutefois à ce que ce déplacement, étalé sur trois jours et soigneusement calibré pour être hautement symbolique, soit l'occasion d'avancées spectaculaires.
Le nucléaire iranien en tête des discussions
Au registre des symboles, le drapeau américain voisine avec le drapeau israélien dans les rues de Jérusalem, tandis que des banderoles vantent « une alliance indestructible ». Signe patent de cette alliance, Barack Obama doit commencer sa visite par une inspection du bouclier israélien antimissile "Dôme de fer", financé par les Etats-Unis. Ce système aide les Israéliens à se protéger des roquettes en provenance de Gaza.
Au cours de cette visite, l'Iran devrait figurer en tête du menu des discussions. Les Etats-Unis et Israël s'accordent à dire que l'Iran ne doit pas parvenir à se doter de l'arme nucléaire, mais les deux alliés ne sont pas d'accord sur le degré d'urgence d'une action militaire préventive si la diplomatie venait à échouer.
Barack Obama, dit-on, va demander aux Israéliens de faire preuve de patience. Washington craint que la menace d'une frappe unilatérale israélienne n'entraîne les Etats-unis dans une nouvelle guerre au Proche-Orient.













