New York: le gendre d'Oussama Ben Laden condamné à la perpétuité

Souleymane Abou Ghaith, dans une vidéo de propagande pour Al-Qaïda diffusée en octobre 2001. - Al Jazeera - AFP
Quelques heures après les attentats du 11-Septembre à New York, Souleymane Abou Ghaith était apparu dans une vidéo, assis dans une caverne aux côtés d'Oussama Ben Laden, dans laquelle il promettait d'autres attaques. Depuis, l'homme, marié à l'une des filles du chef historique d'Al-Qaïda, n'a jamais exprimé de remords. Mardi, il a été condamné à la réclusion à perpétuité par la justice américaine.
Simple imam ou cadre d'Al-Qaïda?
Cet ancien imam de 48 ans, d'origine koweïtienne, avait été reconnu coupable le 26 mars dernier de complot visant à tuer des Américains et de soutien à des terroristes, après trois semaines de procès à Manhattan. La décision était attendue pour ce mois-ci.
La défense n'a jamais contesté qu'il ait collaboré avec Oussama Ben Laden après le 11-Septembre, mais elle a toujours affirmé qu'il avait été recruté comme enseignant religieux, sans jouer aucun rôle dans les attaques terroristes. Ses avocats ont en outre mis en avant le fait qu'il avait déjà passé onze ans en détention en Iran, après avoir quitté l'Afghanistan en 2002. Ils n'ont pas convaincus le jury populaire.
Ni doute ni regrets
Mardi, avant de connaître sa peine dans la salle du tribunal fédéral de Manhattan, Abou Ghaith a déclaré en arabe qu'il ne s'en remettait qu'au seul jugement d'Allah, en citant des extraits du Coran. "Aujourd'hui, alors que vous avez l'intention de m'enterrer vivant, vous libérez les mains de milliers de musulmans qui rejoindront le rassemblement des hommes libres."
Avant de prononcer sa condamnation à perpétuité, le juge Lewis Kaplan a souligné qu'Abou Ghaith n'avait jamais manifesté le moindre doute depuis les attentats du 11-Septembre. "Vous continuez à menacer. Ce que vous avez fait nécessite la peine maximale", a ajouté le magistrat.
Souleymane Abou Ghaith était le plus important responsable d'Al-Qaïda jamais jugé par un tribunal fédéral américain. Les conditions de son arrestation puis de son extradition aux Etats-Unis n'ont jamais été explicitées clairement. En octobre 2001, il avait notamment affirmé dans un enregistrement audio, diffusé durant le procès, que "la tempête des avions allait continuer".













