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L'armée israélienne annonce avoir mené une opération dans le sud de la Syrie, dix personnes tuées

BFM F.R. avec AFP
Barrière séparant la Syrie du village de Majdal Shams, dans le Golan syrien annexé par Israël, le 28 décembre 2021

Barrière séparant la Syrie du village de Majdal Shams, dans le Golan syrien annexé par Israël, le 28 décembre 2021 - Ahmad GHARABLI © 2019 AFP

L'armée israélienne a évoqué une opération dans le sud de la Syrie pour "arrêter des suspects". La télévision d'État syrienne a fait état d'au moins dix morts.

L'armée israélienne a annoncé vendredi 28 novembre au matin avoir mené une opération dans le sud de la Syrie pour "arrêter des suspects", selon un communiqué militaire.

"Au cours de la nuit entre jeudi et vendredi, sur la base de renseignements recueillis ces dernières semaines, des forces (...) ont lancé une opération visant à arrêter des suspects appartenant à l'organisation Jamaa islamiya", dit ce communiqué.

Au moins dix morts

"Les suspects opéraient dans le village de Beit Jann, dans le sud de la Syrie, et menaient des activités terroristes contre des civils de l'État d'Israël", poursuit le communiqué, qui précise que lors des échanges de tirs, six de ses soldats ont été blessés dont trois grièvement. De son côté, la télévision d'État syrienne a fait état d'au moins dix morts.

"Le nombre de martyrs de l'agression israélienne contre Beit Jinn est passé à 10, dont des femmes et des enfants, tandis que d'autres restent coincés sous les décombres", selon la télévision.

Le groupe islamiste Jamaa islamiya, présent au Liban et en Syrie est un allié du mouvement islamiste palestinien Hamas.

Dans la foulée de la chute du dirigeant syrien Bachar al-Assad en décembre 2024 et l'arrivée du nouveau pouvoir islamiste à Damas, Israël a mené des centaines de frappes en Syrie et déployé des troupes dans la zone démilitarisée sur le plateau du Golan, au-delà de la ligne de démarcation entre la partie de ce territoire syrien annexée unilatéralement par Israël en 1981 et le reste de la Syrie.

Pendant l'été, des contacts de haut niveau entre responsables israéliens et syriens ont eu lieu, avec l'aide de Paris et Washington. Les deux parties ont indiqué vouloir parvenir à un accord de sécurité.

Benjamin Netanyahu, exige pour cela une démilitarisation de toute la partie du territoire syrien courant du sud de Damas jusqu'à la ligne de démarcation de 1974, instituée après la guerre israélo-arabe de 1973 ayant consacré l'échec de la Syrie a récupérer la partie du Golan occupée par son voisin.