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Linselles rend un dernier hommage aux 2 otages tués au Sahel

A Linselles, dans le Nord, funérailles d'Antoine de Léocour et Vincent Delory. Plusieurs milliers de personnes, dont le président de la République, ont rendu hommage lundi dans l'émotion et le recueillement aux deux otages français enlevés à Niamey vendre

A Linselles, dans le Nord, funérailles d'Antoine de Léocour et Vincent Delory. Plusieurs milliers de personnes, dont le président de la République, ont rendu hommage lundi dans l'émotion et le recueillement aux deux otages français enlevés à Niamey vendre - -

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par Marie Giffard LINSELLES, Nord (Reuters) - Plusieurs milliers de personnes, dont le président de la République, ont rendu lundi hommage dans...

par Marie Giffard

LINSELLES, Nord (Reuters) - Plusieurs milliers de personnes, dont le président de la République, ont rendu lundi hommage dans l'émotion et le recueillement aux deux otages français enlevés au Niger, dont les funérailles ont été célébrées dans la petite ville de Linselles, dans le Nord.

Plusieurs centaines de Linsellois ont assisté, dans un vent glacial, à la cérémonie funéraire en l'honneur d'Antoine de Léocour et Vincent Delory, retrouvés morts en territoire malien le 8 janvier.

Des centaines d'anonymes sont restés à l'extérieur, sur le parvis de l'église de cette ville proche de Tourcoing dont les deux amis, qui avaient chacun 25 ans, étaient originaires.

Les deux familles, ainsi que la fiancée nigérienne d'Antoine de Léocour, Rakia, sont arrivées très tôt à l'église de Linselles, suivies par plusieurs personnalités politiques implantées dans la région, dont les socialistes Pierre Mauroy et Martine Aubry, le centriste Jean-Louis Borloo et les députés UMP Marc-Philippe Daubresse et Valérie Létard.

Nicolas Sarkozy est arrivé quelques minutes avant le début de la cérémonie. Il a été accueilli sur le parvis de l'église par l'archevêque de Lille, Mgr Laurent Ulrich.

Peu avant de partir pour Linselles, le chef de l'Etat avait déclaré qu'il était de son "devoir" d'assister aux obsèques des deux otages français, tués en marge d'une tentative de l'armée française pour les libérer.

"Je vais dans quelques instants partir dans le Nord pour participer aux obsèques de nos deux jeunes compatriotes qui ont été assassinés de façon aussi sauvage et aussi barbare. Mon devoir est d'être à leur enterrement", a dit le président français lors de la présentation de ses voeux au monde sportif.

"LA FRANCE ENTIÈRE BLESSÉE"

Mgr Ulrich a ouvert l'office en déclarant: "C'est l'ensemble de la nation française qui participe à notre deuil".

Une messe en l'honneur des jeunes gens était célébrée au même moment à Niamey, la capitale du Niger, "par affection aux familles et à la fiancée", a ajouté l'archevêque.

Annabelle, la soeur d'Antoine de Léocour, a lu un premier texte racontant combien son frère, investi depuis longtemps dans sa mission humanitaire en Afrique, était passionné et tentait de rassurer sa mère inquiète à chaque nouveau départ.

Puis des proches de Vincent Delory ont vanté la personnalité "fêtarde" du Linsellois, parti rejoindre son ami, sur le point de se marier au Niger.

"La France tout entière est blessée de cet attentat odieux", a déclaré l'archevêque de Lille dans son homélie.

Pendant la cérémonie, certains intervenants ont réclamé la libération des autres otages détenus dans le monde. Puis les amis d'Antoine et Vincent, visiblement très émus, ont porté les cercueils au dehors.

Sur le parvis, côte à côte, Martine Aubry, Jean-Louis Borloo et Valérie Létard ont observé les amis des otages qui restaient enlacés autour des cercueils.

Nicolas Sarkozy a salué les amis d'Antoine et de Vincent, pendant que les familles se rendaient au cimetière pour une mise en terre plus intime.

Parmi la foule d'anonymes qui étaient venus assister aux obsèques, beaucoup disaient être là par solidarité envers les familles.

Edité par Patrick Vignal