Les manifestations anti-américaines pullulent dans tout le monde arabe

Un homme devant le consulat américain de Benghazi en feu - -
Des heurts très violents ont été enregistrés jeudi devant les ambassades des Etats-Unis au Caire en Egypte puis à Sanaa au Yémen où les violences ont fait 4 morts. D'autres manifestations ont été signalées en Iran et en Tunisie en réponse à la diffusion d’un film anti-islam. En Egypte, les Frères Musulmans ont appelé à une manifestation pacifique ce vendredi.
Les autorités libyennes ont annoncé la création d'une commission d'enquête sur l'attaque contre le consulat des Etats-Unis à Benghazi dans laquelle Al-Qaïda serait impliqué et qui a provoqué la mort de l’ambassadeur américain ainsi que plusieurs autres de ses compatriotes. Plusieurs suspects ont déjà été arrêtés.
5O "marines" à Tripoli
Le Pentagone a dépêché 50 membres d'une unité antiterroriste des "Marines" à Tripoli, la capitale libyenne, pour assurer la sécurité. Deux navires de guerre de l'US Navy faisaient hier route vers les côtes libyennes. Par ailleurs, Barack Obama a dit jeudi soir, au président yéménite, Abd Rab Mansour Hadi, son "inquiétude" pour la sécurité de ses diplomates au Yémen et de l'ambassade des Etats-Unis à Sanaa.
Sam Bacile, un copte californien
Le "cinéaste" qui a réalisé "Innocence of Muslims" se disant Américano-Israélien et qui se faisait appeler Sam Bacile serait en réalité un copte californien nommé Nakoula Basseley Nakoula. Chose sûre, ce réalisateur de 54 ans vit caché depuis mardi, début des protestations sanglantes contre son film jugé blasphématoire à l'égard de l'Islam. Sa maison aux Etats-Unis est sous protection policière.
« Certains partis n’ont pas intérêt à ce que ça se calme »
« Que ce soit aux Etats-Unis ou dans les pays arabes, vous avez des partis qui n’ont pas intérêt à ce que ça se calme, analyse Mathieu Guidère, professeur des universités spécialiste du monde arabe. Aux Etats-Unis les républicains les plus extrêmes ont tout à fait intérêt à ce que cela continue pour montrer qu’Obama ne maîtrise pas la situation. Et dans les pays arabes, une frange des partis islamiques qui ont intérêt a opposer les masses populaires avec les gouvernements en place. Donc comme il n’y a pas de consensus politique dans ces pays la situation risque de dégénérer dans les jours à venir ».
« La stabilité des relations remise en cause »
Pour Jean-Charles Brisard, spécialiste du terrorisme islamiste, la région pourrait perdre le peu de stabilité qu’elle connaît actuellement. « Il y a des intérêts stratégiques, économiques, géostratégiques et politiques pour les Américains dans cette partie du monde. C’est vrai que cet embrasement peut remettre en cause la stabilité des relations dans la région qui profitait notamment aux Etats-Unis mais aussi à la paix dans cette partie du monde ».













