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Législatives en Italie : Berlusconi rate son pari

BFM P.G avec agences
Le parti de Silvio Berlusconi arrive en seconde position des législatives italiennes.

Le parti de Silvio Berlusconi arrive en seconde position des législatives italiennes. - -

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Silvio Berlusconi, leader de la droite italienne, n'a pas réussi à reconquérir le pouvoir. D'après les premiers résultats des législatives italiennes, ce lundi, son parti ne remporte que le Sénat, la chambre des députés revenant au centre-gauche de Pier Luigi Bersani.

Silvio Berlusconi ne reviendra pas au pouvoir. Malgré une campagne qui l’a vu remonter dans les sondages, le cavaliere n’a réussi, lors des législatives italiennes, à s’emparer que du Sénat, selon les premières estimations. Avec 31% des voix, le centre droit devancerait d’une courte tête le centre gauche emmené par Pier Luigi Bersani, qui obtiendrait lui 29,5%.
Concernant la chambre des députés, la coalition de centre gauche disposerait cette fois d'une avance de plusieurs points sur le bloc de centre droit de Silvio Berlusconi, selon deux sondages à la sortie des urnes diffusés après la fermeture des bureaux de vote lundi après-midi en Italie. Un sondage de la chaîne Sky situe le centre gauche à 34,5% à la chambre basse, devant la coalition dirigée par Berlusconi, qui serait à 29% à la chambre des députés selon le même sondage.

Le Coluche italien en troisième position

La surprise vient du score du Mouvement 5 etoiles de l'humoriste Beppe Grillo, sorte de Coluche italien qui n'a eu de cesse pendant la campagne, de brocarder les politiciens italiens. Il obtiendrait 19% à la chambre basse et 16,5% au Sénat selon Sky et prend la troisième place devant le parti du président sortant du Conseil, le technocrate Mario Monti, qui n'a pas réussi à fédérer les italiens derrière lui, malgré d'indéniables progrès économiques. Le bloc centriste de Mario Monti passe sous la barre des 10% avec 9,5% à la chambre basse et 9% au Sénat.
A la Chambre des députés, la coalition qui arrive en tête des suffrages au niveau national obtient mécaniquement une majorité de 54%, soit 340 des 630 sièges en jeu. Au Sénat, la loi électorale en vigueur depuis 2005 prévoit également une prime au parti arrivé en tête, mais sur une base différente, régionale et non nationale. Les 315 sièges sont attribués région par région en fonction du poids démographique.

Vers une alliance Bersani - Monti

Aucun sondage n'avait été publié depuis le 8 février, conformément à la loi. La coalition de gauche emmenée par le Parti démocrate (PD, gauche) de Pier Luigi Bersani, qui a joué la carte de la proximité et du pragmatisme, était alors en tête des intentions de vote avec en moyenne 34,7%. L'alliance de droite qui réunit le Peuple de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi et la Ligue du Nord, fédéraliste, suivait à cinq points environ. Depuis, Berlusconi a livré une bataille tous azimuts pour tenter de refaire son retard, promettant notamment de restituer aux contribuables la taxe d'habitation sur la résidence principale (IMU) rétablie l'an dernier par Mario Monti.
L'issue la plus probable du scrutin devrait être une alliance entre la gauche de Pier Luigi Bersani et les centristes de Mario Monti, une alliance que privilégient les partenaires européens de l'Italie et les marchés financiers, lesquels ont salué la victoire du centre gauche lundi après-midi.

Quand le journaliste italien Alberto Toscano s'en prend à Beppe Grillo|||

Le journaliste italien Alberto Toscano, a dénoncé ce lundi matin chez Jean-Jacques Bourdin, la surenchère des candidats italiens durant la campagne. Il a également critiqué la candidature de Beppe Grillo, «parfaite synthèse entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon».