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"Tout le plafond était en feu": deux témoins racontent "la panique" lors de l'incendie mortel à Crans-Montana

BFM Alixan Lavorel
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Emma et Albane, deux jeunes Françaises ayant réussi à rapidement sortir du bar "La Constellation" où s'est déroulée l'incendie mortel lors de la nuit de la Saint-Sylvestre à Crans-Montana (Suisse), racontent les "mouvements de foule" et "la panique" lors de l'apparition des flammes.

"C'était vraiment la panique, tout le monde hurlait". Emma et Albane se trouvaient au sein du bar "La Constellation", à Crans-Montana (Suisse), où "plusieurs dizaines de personnes sont présumées décédées" après un violent incendie survenu lors de la nuit de la Saint-Sylvestre.

Selon elles, le drame trouve son origine dans l'une des "bougies d'anniversaire" placées par des serveuses sur des bouteilles de champagne, alors que, pour l'heure, la procureure générale du canton du Valais a indiqué que la thèse privilégiée était celle de l'incendie, sans donner plus de détails.

"L'une d'elles (des bougies NDLR) a été approchée trop près du plafond, qui a pris feu. En quelques dizaines de secondes, tout le plafond était en feu. Tout était en bois", explique l'une des témoins interrogées sur BFMTV ce jeudi 1er janvier.

"La porte de sortie était assez petite"

Les jeunes femmes racontent que l'ensemble des personnes présentes sur les lieux ont commencé à sortir "en hurlant, en courant". La soirée se déroulait au sous-sol de l'établissement, alors que les flammes ont rapidement gagné l'étage supérieur.

"La porte de sortie était assez petite vis-à-vis du nombre de personnes présentes. Quelqu'un a cassé une vitre pour que les gens puissent sortir", explique l'une des deux Françaises sur notre antenne.

Ces dernières assurent que pompiers et policiers sont arrivés "en quelques minutes" sur place. "On avait des flammes à un mètre de nous, si on n'était pas parties en courant, on aurait sûrement été blessées aussi", poursuit l'une des jeunes femmes.

L'une d'elles raconte d'ailleurs avoir été "projetée dans l'escalier" par un mouvement de foule, la blessant au genou. Si le profil des victimes -tout comme leur nombre- reste inconnu pour l'heure, les Françaises estiment sur notre antenne que "200 personnes environ dont des mineurs" s'y trouvaient, "âgées de 15 à 20 ans".