Collision de trains en Espagne: le bilan s'alourdit à au moins 40 morts

L'ESSENTIEL
- Une collision entre deux trains à grande vitesse a fait hier au moins 40 morts et des dizaines de blessés en Andalousie, deux wagons ont déraillé et percuté le second train. Lire l'article
- Selon un dernier bilan communiqué à la presse par les autorités de la région d'Andalousie, au moins 40 personnes sont mortes et 41 sont encore hospitalisées, dont 12 en soins intensifs. Lire la brève
- Le ministre des Transports espagnol Óscar Puente évoque un "accident extrêmement étrange" dont la cause est difficile à déterminer, une commission indépendante a été chargée d'enquêter. Lire la brève
- Lors d'une brève conférence de presse depuis Adamuz, le Premier ministre Pedro Sánchez a annoncé décréter "trois jours de deuil" national et a promis "une transparence et une clarté absolues". Lire l'article
Au moins 40 personnes sont mortes, le pays décrète trois jours de deuil national
Ce direct consacré à l'accident de trains survenu hier en Espagne, aux abords d'Adamuz en Andalousie est désormais terminé. Selon un nouveau bilan donné ce soir par le président de la région d'Andalousie, au moins 40 personnes sont mortes dimanche soir dans la collision entre les deux trains à grande vitesse.
De son côté, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a décrété trois jours de deuil national et promis "une transparence absolue" sur les causes de l'accident, qui restent floues. Merci de nous avoir suivis sur BFMTV.com.
Trois corps restent piégés dans les débris du train Alvia
Trois autres personnes restent piégées dans les débris du train Alvia. D'après le conseiller à la Présidence de l'Andalousie, Antonio Sanz, le nombre de victimes pourrait augmenter une fois les voitures extraites, rapporte El País.
"Les autorités du gouvernement central et du gouvernement régional d'Andalousie s'accordent à dire que les difficultés techniques pour retirer les deux voitures accidentées du talus sont maximales", ajoute le journal espagnol.
La Garde civile ouvre des bureaux dans plusieurs villes pour "accélérer" l'identification des victimes
Pour aider les familles des victimes de l'accident, la Garde civile a installé des bureaux dans plusieurs villes pour "accélérer et centraliser" l'identification des corps.
Les bureaux sont situés à Madrid, Séville, Huelva, Málaga et Cordoue.
"Les proches des personnes concernées doivent se présenter dans ces bureaux (...) pour le recueil de données d'identification et d'échantillons d'ADN", précise la Garde civile dans un communiqué.
Cinq victimes d'ores et déjà identifiées grâce à leurs empreintes digitales
Sur les 23 autopsies déjà effectuées sur les victimes de l'accident, cinq personnes ont déjà été identifiées grâce à leurs empreintes digitales, indique la police scientifique de la Garde civile auprès d'El País.
Lors d'une interview sur la radio Cope, le conseiller à la Présidence de l'Andalousie, Antonio Sanz indique que lui et ses équipes sont en train de prévenir les familles des victimes.
Une quarantaine de militaires déployés sur la zone de l'accident
Environ 40 membres de l'Unité militaire d'intervention d'urgence ont été déployés dans la zone de l'accident, indique plusieurs sources du ministère de la Défense auprès du quotidien espagnol El País.
41 personnes encore hospitalisées
Le bilan du drame survenu hier soir en Andalousie s'établit à ce stade à 40 morts et 41 personnes hospitalisées, dont 12 en soins intensifs, selon un dernier bilan communiqué à la presse par les autorités de la région d'Andalousie.
Le dernier bilan faisait état de 39 morts et 43 personnes hospitalisées.
Le président de la région d'Andalousie évoque une opération de déblaiement qui sera "longue"
Le président de la région d'Andalousie Juan Manuel Moreno a détaillé devant la presse ce soir les méthodes mises en œuvre pour inspecter les wagons qui ont déraillé.
"Une grue de grande taille est déjà sur place. Tout porte à croire que l'opération sera longue, il faudra dégager une grande quantité de matériaux pour pouvoir soulever ces voitures du train Alvia, où pourraient se trouver des victimes", a-t-il expliqué.
"Certaines zones restent encore opaques après l'inspection des pompiers, nous ne pouvons pas aller plus loin sans engins de chantier", a-t-il déclaré depuis Adamuz.
Le bilan s'alourdit à au moins 40 morts
Au moins 40 personnes sont mortes hier soir dans la collision entre deux trains à grande vitesse dans le Sud de l'Espagne, selon un nouveau bilan donné ce soir par le président de la région d'Andalousie.
"Il y a actuellement 40 décès" confirmés, a déclaré Juan Manuel Moreno lors d'une conférence de presse. "Au cours des prochaines 24 à 48 heures (...), nous pourrons savoir avec certitude combien de décès ont été causés par ce terrible accident."
Le ministère de l'Intérieur avait évoqué 39 morts dans la matinée.
En Espagne, de nombreuses questions après le déraillement mortel d'un train
Le 18 janvier 2026, deux trains à grande vitesse sont entrés en collision dans le sud de l'Espagne, sur l'axe Madrid–Andalousie. Un train privé Iryo a d'abord déraillé, avant d'empiéter sur la voie voisine où circulait un train Renfe.
Le bilan est lourd: au moins 39 morts et plus de 120 blessés. La voie était droite, rénovée, et les trains roulaient à vitesse autorisée. Les enquêteurs étudient plusieurs pistes: défaut de voie, problème technique, erreur humaine. Le trafic a été suspendu et une enquête est en cours pour comprendre les causes exactes de l'accident.
La ministre de la Santé espagnole appelle à "garantir un approvisionnement suffisant" en dons du sang
"Une fois de plus, la population a répondu de manière exemplaire en augmentant considérablement les dons de sang, permettant ainsi à l'Andalousie de satisfaire ses besoins immédiats", a écrit sur X la ministre de la Santé espagnole Mónica García.
Elle a également indiqué que les services de santé "recommandent de donner son sang par groupes échelonnés tout au long de la semaine afin de garantir un approvisionnement suffisant".
En Andalousie, le petit village d'Adamuz "bouleversé" mais solidaire devant le drame
"La première chose que l'on a faite a été de venir au centre municipal d'accueil. On a commencé à ramener de l'eau, des couvertures, tout ce qu'on pouvait", a raconté à l'AFP Manuel Muñoz, habitant de 60 ans d'Adamuz, petite ville de 4.000 habitants où s'est produite hier soir la collision mortelle.
Le village est "très bouleversé", dit-il. Mais après la tragédie, cette commune située à une trentaine de kilomètres de Cordoue a connu aujourd'hui une agitation inhabituelle, avec de nombreux journalistes présents.
Pour Mariana Costa, 65 ans, l'élan "merveilleux" de "solidarité" observé depuis quasiment 24 heures n'est pas surprenant face à "la peine" ressentie collectivement. "Aujourd'hui, tout le monde a un peu le moral en berne", poursuit-elle. "Ce n'est pas possible...", soupire-t-elle.
Dans l'après-midi, le maire d'Adamuz, Rafael Angel Moreno, a "remercié" les habitants qui "se sont mobilisés depuis le début".
Le Parlement européen observe une minute de silence en hommage aux victimes
Le Parlement européen a observé une minute de silence à l'ouverture de sa première session plénière de l'année à Strasbourg en hommage aux victimes de l'accident ferroviaire, rapporte El Pais.
"Toute l'Europe est solidaire de l'Espagne en ce moment de profonde tristesse", a déclaré en espagnol la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, avant de demander cette minute de silence solennelle dans l'hémicycle européen, où les drapeaux européen et espagnol étaient mis en berne.
"La nation est sous le choc et toute l'Europe est en deuil avec l'Espagne. Au nom de ce Parlement, nous présentons nos plus sincères condoléances et exprimons notre solidarité avec toutes les personnes touchées", a ajouté la présidente.
Volodymyr Zelensky adresse ses "condoléances au peuple espagnol"
Dans un message posté sur X, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a présenté ses "condoléances à nos amis espagnols" après le "terrible" accident en Andalousie.
"Nous partageons la douleur des familles des victimes et espérons que tous les blessés recevront les soins nécessaires pour un prompt rétablissement. Nous adressons nos plus sincères condoléances au peuple espagnol", a-t-il ajouté.
La ligne à grande vitesse reliant Madrid et l'Andalousie fermée au moins jusqu'à vendredi
La ligne à grande vitesse Madrid-Andalousie sera fermée au moins jusqu'à vendredi, explique le média RTVE. Les trains ne circuleront donc pas entre Madrid, Cordoue, Séville, Malaga et Huelva.
Plus de 200 trains sont concernés par cette suspension aujourd'hui, selon l'agence Efe. Un service de modification ou de remboursement gratuit a été mis en place pour les voyageurs concernés.
En réponse à ces perturbations du trafic ferroviaire, Iberia et Air Europa ont renforcé leurs vols entre le sud et le centre de la péninsule Ibérique.
Le pape Léon XIV, "profondément attristé" par cette "douloureuse nouvelle", prie pour les victimes
Dans un télégramme, le pape Léon XIV s'est dit "profondément attristé" par cette "douloureuse nouvelle" en Espagne. Le souverain pontife a expliqué prier pour les victimes et le rétablissement des blessés.
Le pape a adressé" sa vive sollicitude et ses vœux de prompt rétablissement" aux plus de 120 blessés.
Le Premier ministre espagnol promet "des réponses"
"Il est vrai que la société espagnole, comme nous tous, nous nous demandons comment cette tragédie a pu arriver et le temps nous apportera la réponse", a assuré Pedro Sánchez, qui promet une "transparence absolue".
"Le temps et le travail des experts apporteront la réponse", a-t-il déclaré, ajoutant que "nous ferons toute la lumière sur cette affaire en toute transparence et la rendrons publique".
Pedro Sánchez annonce "trois jours de deuil" national jusqu'à jeudi
Le Premier ministre Pedro Sánchez a annoncé, lors de cette conférence de presse, "trois jours de deuil" national dès ce lundi minuit, jusqu'à jeudi minuit.
Pedro Sánchez évoque "un jour de douleur pour toute l'Espagne"
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez est aux côtés du ministre des Transports, Óscar Puente et du président du gouvernement régional d'Andalousie, Juan Manuel Moreno Bonilla.
Il a évoqué devant la presse "un jour de douleur pour toute l'Espagne". "Toute tragédie exige l'unité dans la douleur et l'unité dans les réponses", a-t-il ajouté, assurant que l'"État a agi comme il devait agir: uni, coordonné et loyal".
Le Premier ministre a assuré que les victimes seront "protégées, aidées, assistées".
Le président de la compagnie ferroviaire Iryo évoque à son tour un "déraillement très étrange"
Carlos Bertomeu, le président de la compagnie ferroviaire Iryo, s'est exprimé face à la presse en ce début d'après-midi depuis Adamuz. Il a évoqué l'accident qui s'est produit "sur une ligne droite, pas à une vitesse extrême mais à une vitesse modérée".
Le train Iryo qui a déraillé "n'a même pas trois ans, il était tout neuf, de la dernière technologie, il a respecté tout son plan de maintenance", a détaillé Carlos Bertomeu, évoquant "un déraillement très étrange" et un accident "inexplicable".
La Guardia Civil mobilisée sur les lieux de l'accident pour prélever des échantillons
Des agents de la Guardia Civil sont sur les lieux de l'accident pour prélever des échantillons "pour permettre l'identification complète des victimes et l'élucidation des causes", expliquent les gendarmes sur X.
La Garde civile a annoncé l'ouverture d'un bureau à Cordoue afin que les proches puissent fournir des échantillons d'ADN pour aider à identifier les victimes.
D'après El Pais, les agents de l'unité de police judiciaire de la Guardia Civil, chargés de l'enquête sur le grave accident ferroviaire d'Adamuz, ont commencé à recueillir les témoignages des témoins de la tragédie.
Pedro Sánchez et le ministre des Transports s'exprimeront à 13h30
Le ministre des Transports espagnol Óscar Puente et le Premier ministre Pedro Sánchez s'exprimeront à 13h30, a annoncé le ministre.
"Après plus de trois heures sur place, nous avons pu confirmer la gravité de l'incident et ses terribles conséquences", a-t-il ajouté sur X. Les causes de l'accident sont toujours inconnues.
Bientôt le début de l'évacuation des débris, le "travail technique sur les wagons accidentés ne va pas être facile"
Face à la presse à la mi-journée, le président de la région andalouse Juanma Moreno a indiqué ne pas avoir "beaucoup plus d'informations". Il a toutefois indiqué que le "travail technique sur les wagons accidentés ne va pas être facile", notamment leur évacuation du site, en raison notamment du "choc qui a été très fort".
Plus tôt, Juanma Moreno avait confirmé l'arrivée sur place d'engins lourds pour commencer le travail.
Les vies des 11 blessés placés en soins intensifs "ne sont pas en danger", affirme le président de la Junte d'Andalousie
Le président de la Junte d'Andalousie Juanma Moreno a affirmé à la télévision espagnole que presque tous les blessés de l'accident "se portent bien" sauf les 11 blessés, dont un mineur, en soins intensifs. Toutefois, la situation "évolue favorablement" pour chacun d'entre eux et leurs vies "ne sont pas en danger", a-t-il avancé.
Le bilan de 39 morts pourraient tout de même évoluer, ajoute-t-il, car des engins lourds sont arrivés sur le lieu du drame pour évacuer les trains accidentés et des corps pourraient être retrouvés dans des endroits jusque là inaccessibles.
Une minute de silence observée dans tout le pays
Plusieurs institutions espagnoles ont observé une minute de silence à midi: le ministère des Transports, la délégation du gouvernement espagnol dans la communauté de Madrid, le Congrès, le siège du Parti populaire à Madrid, mais aussi la mairie d'Adamuz, lieu de la tragédie, et le siège de la Junte d'Andalousie.
"Des semaines" pour rétablir la ligne à grande vitesse, "400 mètres de caténaires arrachés"
L'un des techniciens déployés sur le site de l'accident a annoncé à El Mundo qu'il faudrait "des jours voire des semaines pour rétablir le trafic sur cette ligne": "le retrait des trains sera coûteux, et 400 mètres de caténaires ont été arrachés."
"Nous n'avons rien vu de tel", assure-t-il, comparant la tragédie à l'accident ferroviaire de Saint-Jacques-de-Compostelle en 2013. "C'est bien pire", a-t-il ajouté.
Le ministère des Transports espagnol va observer une minute de silence à midi
Le ministère des Transports espagnol a annoncé "observer une minute de silence en mémoire des victimes de l'accident ferroviaire d'Adamuz" à midi. "Nous présentons nos condoléances aux familles des victimes et souhaitons un prompt rétablissement aux blessés."
Les joueurs du Real Madrid ont déjà observé plus tôt ce matin une minute de silence lors de leur entraînement de Ligue des champions.
La ville de Huelva décrète trois jours de deuil
La ville de Huelva, lieu d'arrivée initial d'un des trains accidentés, a décrété "trois jours de deuil à la mémoire des victimes de la tragédie ferroviaire". Les autorités craignent que plusieurs victimes soient originaires de la commune, puisqu'elle était le terminus du train.
Les drapeaux de l'Hôtel de ville sont déjà en berne et tous les événements officiels ont été suspendus.
Vingt secondes se sont écoulées entre le déraillement du premier train et la collision avec le second
Lors de sa tournée des médias espagnols ce matin, le président de la Renfe Álvaro Fernández de Heredia a indiqué que les circonstances exactes de l'accident ne sont pas connues. Néanmoins, les premiers éléments montrent qu'il s'est passé 20 secondes entre le déraillement du train Iryo (dont la cause est toujours inconnue) et son arrivée sur la voie opposée où il a percuté le train de la Renfe.
Le roi et la reine d'Espagne se rendront demain à Cordoue
Selon plusieurs médias espagnols citant des sources au sein du palais royal, le roi et la reine d'Espagne se rendront à Cordoue demain.
Ils ont annulé leurs rendez-vous prévus pour la journée de mardi et rentreront plus tôt de Grèce, où ils se trouvent actuellement à la suite de la mort de la princesse Irène de Grèce. Ils n'assisteront pas à la réception organisée après les obsèques.
"Je comprends le désespoir des familles", a réagi le roi face à la presse depuis Athènes. Toute la famille royale a fait part de sa "consternation" et de son "inquiétude". Le roi Felipe a assuré que la famille rentrera en Espagne "dès que possible".
Des images aériennes du site de l'accident montrent l'ampleur du choc
El País a publié des images aériennes de la Guardia civil montrant le site de l'accident ferroviaire. On y voit clairement un premier train qui a traversé toutes les voies et un second dont il ne reste sur place que des wagons détruits, un véritable amas de ferrailles.
La Guardia Civil ouvre plusieurs bureaux pour mener les identifications par ADN des victimes
La Guardia civil a annoncé avoir mis en place trois bureaux, à Huelva, Málaga et Madrid, pour que les familles sans nouvelle de leurs proches puissent signaler leur disparition mais également fournir des échantillons ADN afin d'identifier les personnes mortes lors de l'accident.
Un impact "brutal", certains corps localisés à plusieurs centaines de mètres des trains
L'impact entre les deux trains a été extrêmement "brutal", confirme le gouverneur régional d'Andalousie dans les médias espagnols ce matin.
Juanma Moreno a indiqué sur la RNE que des équipes de recherche effectuent des battues pour tenter de retrouver d'éventuelles victimes car certains corps ont été localisés à plusieurs centaines de mètres du train, projetés par le choc. "La nuit a été très compliquée", a-t-il ajouté.
Les familles des voyageurs à la recherche de leurs proches sur les réseaux sociaux
Des dizaines de proches et d'amis de voyageurs à bord des deux trains accidentés utilisent les réseaux sociaux pour avoir des informations sur leurs proches, dont ils sont sans nouvelle.
"Nous cherchons Miriam. Elle était dans le wagon numéro 1", peut-on par exemple lire sur X. "Si quelqu'un à Adamuz reconnaît cet homme, qui est mon père, s'il vous plaît contactez moi", demande un autre proche sur le même réseau social.
Peu d'informations sont communiquées sur les blessés les plus graves, selon les médias espagnols. Le gouvernement régional d'Andalousie a lui-même demandé aux blessés qui le peuvent d'utiliser les réseaux sociaux et d'envoyer des messages à leur famille pour faire savoir qu'ils sont hors de danger.
La RTVE annonce également que certains corps ne sont pas identifiés et que le processus d'identification est en cours.
Tous les survivants évacués des trains, "il est difficile de savoir s’il reste des corps"
Le président de la Renfe, Álvaro Fernández Heredia, a confirmé que "les opérations d’évacuation des personnes vivantes se sont poursuivies toute la nuit" et tout le monde est désormais "évacué".
Néanmoins, "il est très difficile de savoir s’il reste encore des corps, et c’est possible", a-t-il ajouté à la radio Cadena SER.
Plus de 220 gardes civils encore mobilisés sur place
La Guardia civil indique que "plus de 220 gardes civils continuent de travailler dans le cadre de l'opération après l'accident ferroviaire d'Adamuz".
48 blessés restent hospitalisés, dont cinq mineurs
L'agence andalouse des situations d'urgence annonce qu'à cette heure, 48 personnes sont toujours hospitalisées, dont cinq mineurs. Parmi eux, 11 adultes et un mineur sont en soins intensifs.
Au moins 74 autres blessés hospitalisés sont sortis des centres hospitaliers.
Le Premier ministre Pedro Sánchez va se rendre sur les lieux de l'accident ce matin
Le gouvernement a annoncé la venue sur les lieux de l'accident du Premier ministre Pedro Sánchez plus tard dans la matinée. Ce dernier a annulé ses rendez-vous de la journée en raison de l'accident, comme plusieurs autres élus espagnols.
Pas d'excès de vitesse pendant l'accident, assure le président de la Renfe
Dans son interview à la RNE ce matin, le président de la Renfe Álvaro Fernández Heredia a assuré que l'excès de vitesse n'était pas la cause de l'accident.
"Nous savons déjà, grâce aux enregistrements de vitesse, que les trains circulaient à une vitesse inférieure à celle autorisée sur cette section". Le tronçon où s'est passé l'accident est une ligne droite. Il ajoute que "le système de signalisation lui-même "empêche de dépasser cette vitesse".
Álvaro Fernández Heredia insiste: il est encore "trop tôt" pour déterminer les causes de l'accident.
"Nous avons été projetés en l'air": une blessée de l'accident ferroviaire raconte la collision
Rocío a été blessée lors de l'accident et a été transportée à l'hôpital de Cordoue. Elle est prise en charge pour "des vomissements" et des "coups à la tête", a-t-elle expliqué à El País via un message audio. "C'était le chaos total."
"Je suis couverte de douleurs et d'ecchymoses. C'était terrible. Nous avons été projetés en l'air."
Selon Rocío, beaucoup de voyageurs revenaient de concours de la fonction publique. Elle-même venait de passer des épreuves du concours d'entrée d'agent pénitentiaire.
Le bilan de 39 morts "n’est pas définitif" prévient le ministre des Transports espagnol
Óscar Puente s’est rendu à Cordoue et s’apprête à rejoindre le lieu de la collision entre les deux trains ce matin. Il prévient que le bilan récent de 39 morts "n’est pas définitif".
"Je tiens à exprimer toute ma gratitude envers les équipes de secours pour leur travail considérable accompli pendant la nuit, dans des circonstances très difficiles, et à présenter mes condoléances aux victimes et à leurs familles en ces moments terribles", écrit-il sur X.
"L’erreur humaine est pratiquement exclue", a déclaré le président de la Renfe
Invité sur la radio nationale espagnole, le président de la Renfe Álvaro Fernández Heredia a avancé que "l'erreur humaine est pratiquement exclue".
"Si le conducteur prend une mauvaise décision, le système lui-même la corrige. Ne spéculons pas, attendons les résultats de l'enquête", a-t-il déclaré ce matin.
La solidarité des habitants n'a pas faibli de la nuit
Des centaines de volontaires ont passé la nuit à aider les secours en prenant en charge les survivants du drame, leur amenant de l'eau ou encore des sandwichs, rapporte la RTVE. "Tout le village a aidé", rapporte Ángel à l'antenne de la télévision espagnole.
El Mundo raconte également la soirée de Gonzalo Sánchez, vendeur de billets de loterie à Adamuz, qui a secouru une douzaine de personnes avec son quad hier soir pour les amener en lieu sûr après leur sortie du train accidenté.
La dernière révision du train Iryo qui a déraillé datait d'il y a quatre jours
L'agence de presse espagnole EFE rapporte que le train Iryo qui a déraillé hier à Adamuz avait été inspecté le 15 janvier, soit il y a seulement quatre jours, selon les informations de la compagnie ferroviaire.
Le train avait été fabriqué en 2022. La société s'est déclarée à la pleine disposition de la commission indépendante chargée de l'enquête.
La famille royale suit l'évolution de la situation "avec beaucoup d'inquiétude"
La famille royale espagnole a présenté ses "plus sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes" ainsi que ses "vœux de prompt rétablissement aux blessés".
"Nous continuons de suivre avec beaucoup d'inquiétude le grave accident survenu entre deux trains à grande vitesse à Adamuz", a écrit la maison royale sur X hier soir.
L'Italie "partage la douleur de l'Espagne", écrit Giorgia Meloni
La présidente du conseil des ministres d'Italie Giorgia Meloni a réagi après l'accident de trains entre un TGV de la Renfe et un autre de la société Iryo, un opérateur privé de transport détenu en partie par la compagnie ferroviaire italienne Tenitalia.
"L’Italie partage la douleur de l’Espagne face à cette tragédie", écrit Giorgia Meloni, qui fait part de sa "profonde tristesse". "Nos pensées vont aux victimes, aux blessés et à leurs familles."
39 morts, selon un nouveau bilan
Le ministère de l'Intérieur espagnol annonce ce matin que le bilan humain de l’accident s’élève désormais à au moins 39 morts.
Quelque 123 personnes ont été blessées, ajoute le ministère. Cinq sont dans un état très grave et 24 dans un état grave. La plupart ont été prises en charge à Cordoue, avait déjà annoncé l'Agence andalouse des situations d'urgence. Les blessés ont tous été évacués de la zone.
"Une tragédie qui nous touche tous", a réagi le président de la Renfe
Le président de la compagnie ferroviaire nationale Renfe, Álvaro Fernández Heredia apporte ses "plus sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes de l'accident ferroviaire".
"Il est encore difficile de réaliser pleinement l'ampleur de ce qu'il s'est passé", écrit-il sur ses réseaux sociaux. "C'est une tragédie qui nous touche tous."
Selon El País, Álvaro Fernández Heredia s'est rendu hier soir sur les lieux de l'accident.
Le pire accident ferroviaire depuis 2013 en Espagne
L'accident de trains à Adamuz est le plus gros drame ferroviaire que l'Espagne a connu depuis le 24 juillet 2013. Ce jour-là, un train a déraillé peu avant la gare de Saint-Jacques-de-Compostelle, en Galice, en raison d'un excès de vitesse.
Parmi les 218 passagers et quatre employés, 79 personnes sont mortes, et 140 autres ont été blessées.
"C'était la folie": des passagers sous le choc racontent l'accident
Des survivants de l'accident sortis indemnes des trains ont raconté le drame aux médias espagnols. "J'ai cru que j'allais mourir", témoigne Immaculada à El Mundo.
"Soudain, le train a freiné brusquement, c'était très intense, des sièges ont été projetés hors du train, c'était la folie."
Selon la passagère, certains voyageurs sont sortis "par le toit", d'autres par les fenêtres, avant d'évacuer à la file indienne vers des bus les emmenant en lieu sûr. "Le train était bondé", ajoute-t-elle. "Il va s'écouler un certain temps avant que je ne remonte dans un train."
Un accident "extrêmement étrange" selon le ministre des Transports espagnol
Le ministre des Transports Óscar Puente s'est exprimé face à la presse espagnole à la suite de l'accident de trains, qu'il qualifie d'"extrêmement étrange". Selon le ministre, tous les experts ferroviaires qu'il a consultés hier soir sont "extrêmement perplexes" face à cet accident.
Les voies ferrées avaient été rénovées au printemps et le train Iryo, le premier à avoir déraillé, était "pratiquement neuf", "âgé de moins de quatre ans". L'accident s'est également produit "sur une portion rectiligne".
Si Óscar Puente a répété à de multiples reprises le caractère "véritablement étrange" de l'accident, il refuse toute spéculation. Le ministre a annoncé la création d'une commission indépendante chargée d'enquêter sur l'incident afin d'en établir les circonstances.
Déraillement, voitures éjectées… Le ministre des Transports espagnol décrit l'accident
Le ministre des transports espagnol, Óscar Puente, a détaillé les circonstances de l'accident révélées par les premiers éléments de l'enquête. Selon lui, "les dernières voitures du train Iryo qui se dirigeait vers Madrid ont déraillé, envahissant la voie opposée sur laquelle circulait à ce moment-là un train Renfe en direction de Huelva".
Les deux trains sont alors entrés violemment en collision. "L'impact a été terrible, provoquant l'éjection des deux premières voitures du train Renfe."
Pedro Sánchez évoque "une nuit de profonde tristesse" pour l'Espagne
"Ce soir est une nuit de profonde tristesse pour notre pays suite au tragique accident de train d'Adamuz", a réagi Pedro Sánchez, président du gouvernement espagnol, sur X.
"Aucun mot ne saurait apaiser une telle souffrance, mais je tiens à ce que vous sachiez que tout le pays est à vos côtés en ces moments très difficiles", a-t-il ajouté, assurant que tous les services d'urgence travaillent "de manière coordonnée et sans relâche".
Emmanuel Macron assure que la France se tient aux côtés de l'Espagne après cette "tragédie ferroviaire"
Le président de la République Emmanuel Macron a réagi peu après minuit à l'accident de trains, évoquant une "tragédie ferroviaire".
"Pensées pour les victimes, leurs familles et l’ensemble du peuple espagnol. La France se tient à vos côtés", a-t-il écrit sur son compte X, en français puis en espagnol.
Au moins 24 morts dans l'accident et le déraillement de deux trains
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à l'accident de trains survenu hier en Espagne, plus précisément aux abords d'Adamuz en Andalousie. Au moins 24 personnes sont mortes, selon le média espagnol El Mundo, et plusieurs autres sont gravement blessées.
Le dernier bilan du service de l'Agence andalouse des situations d'urgence a indiqué que le nombre de blessés nécessitant une hospitalisation après l'accident s'élève à 73, dont 24 sont dans un état grave et parmi lesquels quatre mineurs. La plupart, soit 62 personnes, ont été prises en charge à Cordoue.











