Collision de trains en Espagne: sur les lieux du drame, le roi Felipe VI adresse "toute l'affection" du pays et "salue le très grand professionnalisme" des secours

Moins de 48 heures après la collision de trains en Espagne, le roi Felipe VI et la reine Letizia se sont rendus sur les lieux de l'accident à Adamuz ce mardi 20 janvier, le premier des trois jours de deuil national décrétés par le gouvernement. Sur le lieu du drame, qui a fait au moins 41 morts ce dimanche soir, le couple royal a rencontré des secouristes et les autorités d'un poste de commandement avancé.
Des familles "très émues et très reconnaissantes"
Selon les autorités, 39 personnes, dont quatre enfants, sont toujours hospitalisées. D'après les médias espagnols, 10 corps sont désormais formellement identifiés, alors que 43 personnes sont toujours portées disparues.

La visite des deux souverains, vêtus de noir, a permis à la presse d'accéder pour la première fois au lieu du drame.

Ils étaient accompagné du président de la communauté de l'Andalousie Juan Manuel Moreno, pour qui "il est encourageant et réconfortant de savoir que le chef de l'État est toujours aux côtés du peuple lorsque la tragédie nous déchire le cœur".
Le couple royal s'est ensuite rendu à l'hôpital Reina Sofia, à Cordoue qui accueille de nombreux blessés de l'accident. À leur arrivée, le roi Felipe VI et la reine Letizia ont été applaudis par des familles de victimes.
Au terme de ce passage à Cordoue, situé à 35 kilomètres des lieux de l'accident, le roi a adressé "toute l'affection de l'Espagne", qualifiant la collision de "choc très fort pour tout le monde". Selon Felipe VI, les familles des victimes étaient "très émues et très reconnaissantes".
Le monarque a aussi "salué le très grand professionnalisme de toutes les personnes qui ont participé à la gestion de l'urgence, d'où qu'elles viennent". Le roi d'Espagne a mis en exergue "la volonté de toutes les administrations de mettre la main à la pâte et de tout coordonner".
"Un pays a de nombreuses façons de manifester sa force, et l'une d'entre elles est la manière dont il gère les urgences et coordonne les services, afin que les personnes se sentent soutenues et protégées", analyse Felipe VI, pour qui le bilan "aurait pu être bien pire" sans "la rapidité de l'intervention qui a permis de minimiser le nombre de victimes mortelles".
Les recherches, elles, se poursuivent dans les carcasses des deux trains, laissant penser que le bilan de 41 morts pourrait encore s'aggraver dans les prochaines heures. D'après les autorités andalouses, le nombre total de victimes sera connu "avec certitude" dans "les prochaines 24 à 48 heures".











