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Crimée: l'Ukraine ne répond pas à la "provocation" russe

BFM S. A. avec Patrick Sauce
Les barrières qui bloquaient l'accès du Parlement de Crimée sont retirées samedi matin à Simferopol

Les barrières qui bloquaient l'accès du Parlement de Crimée sont retirées samedi matin à Simferopol - -

Tôt ce matin, Les barrières qui bloquaient l'accès du Parlement de Crimée sont retirées samedi matin à Simferopol où se postent des soldats non-identifiés.

Les barrières qui bloquaient l'accès du Parlement de Crimée sont retirées samedi matin à Simferopol où se postent des soldats non-identifiés munis d'armes lourdes, a constaté l'envoyé spécial de BFMTV sur place. Des miliciens pro-russes apportent également leur soutien au mouvement.

Deux lignes entourent le batîment: les soldats et leurs fusils d'assaut, puis des miliciens cosaques. Notre envoyé spécial a également croisé des militaires en uniforme de Berkout, ces forces spéciales anti-émeutes, dissoutes après les violences de Maïdan Kiev.

Des soldats (russes?) et des miliciens prorusses bloquent ce matin les abords du Parlement de Crimée #Ukraine @BFMTV pic.twitter.com/cjQpz8Uy0k
— Patrick Sauce (@SaucePatrick) 1 Mars 2014

La Russie prête à "aider" la Crimée

Par ailleurs tôt ce matin, le Premier ministre de Crimée a demandé l'aide de la Russie pour restaurer "la paix et le calme". "Prenant en compte ma responsabilité pour la vie et la sécurité des citoyens, je demande au président russe Vladimir Poutine d'aider à assurer la paix et le calme sur le territoire de Crimée", a déclaré Sergiï Aksionov, qui a demandé les pleins pouvoirs militaires et policiers.

La Russie ne va pas ignorer la demande d'aide des dirigeants de la Crimée, a répondu le Kremlin mais le Premier ministre Arseni Iatseniouk a affirmé que l'Ukraine refusait de répondre militairement à la "provocation" russe consistant à déployer des militaires russes sur le territoire de la république autonome de Crimée.

La menace de Barack Obama

Le président ukrainien par intérim a lui accusé vendredi la Russie "d'agression" alors que 2.000 soldats russes seraient en Crimée. "Nous assistons aujourd'hui à une invasion armée russe [...]. L'espace aérien (en Crimée) est fermé en raison du grand nombre d'atterrissages d'avions et d'hélicoptères russes", a déclaré le représentant du président ukrainien en Crimée, Serguiï Kounitsyne, à la chaîne de télévision ART.

Lors d'une déclaration à la Maison blanche, Barack Obama a prévenu qu'une intervention russe "aurait un coût". "Nous sommes profondément inquiets", a déclaré le dirigeant américain.