Un seul suspect, piste terroriste écartée... Ce que l'on sait de l'attaque au couteau dans un train au Royaume-Uni

Scène d'horreur dans un train au Royaume-Uni ce samedi 1er novembre. Au moins dix personnes ont été blessées à l'arme blanche et deux suspects de nationalité britannique, âgés de 32 et 25 ans, ont été arrêtés par la police. Celle-ci a écarté toute motivation terroriste derrière cette attaque au couteau.
• Une scène d'une "violence inouïe"
L'attaque à l'arme blanche a eu lieu dans un train parti à 18h25, heure locale (19h25, heure française), de la gare de Doncaster, au nord de l'Angleterre. Il était censé arriver dans la gare londonienne de King's Cross. Mais à très exactement 19h42, la police a reçu des appels d'urgence en raison d'un incident se déroulant à bord.
À bord du train se déroulait une scène d'une "violence inouïe", "irréelle" comme le racontera ensuite un passager au tabloïd The Sun. Olly Foster, un autre passager témoignant auprès de la BBC, explique avoir entendu des personnes dans le wagon crier "Fuyez! Il y a un type qui poignarde tout le monde". Sans en croire ses oreilles: il a dans un premier temps pensé qu'il s'agissait d'une plaisanterie en rapport avec Halloween.
La réalité de la scène, qui "semblait ne jamais devoir se terminer", était tout autre. Olly Foster dit avoir ensuite eu sous les yeux des sièges couverts de sang et un passager tentant de protéger une fillette. Des témoins interrogés par le journal The Times disent quant à eux avoir observé un homme armé d'un grand couteau et des passagers se cacher dans les toilettes du train pour se protéger.
Auprès de la BBC, Wren Chambers confie pour sa part avoir vu "une personne très gravement blessée avec du sang partout sur elle". "Elle semblait sur le point de s'effondrer", raconte-t-elle. "Des gens essayaient de se passer des sweats à capuche pour panser sa plaie."
• Le motif terroriste écarté par la police
Pour pouvoir permettre à la fois à la police d'intervenir et aux passagers de fuir cette scène d'horreur, le train s'est arrêté en gare de Huntingdon, près de Cambridge, à environ 120 kilomètres au nord de Londres. Selon Gavin, témoin de la scène cité par Sky News, les policiers ont tenu en joug un suspect qui "brandissait un couteau assez grand" et "ont crié 'À terre! À terre'". Ils l'ont ensuite interpellé après avoir fait usage d'un taser.
Comme l'a précisé le superintendant John Loveless, un responsable de la police des transports britannique, il se sera en tout écoulé huit minutes entre les premiers appels au 999, le numéro d'urgence et de secours au Royaume-Uni, et l'arrestation de deux suspects.
Il s'agit d'"un homme noir de 32 ans, de nationalité britannique, et un homme de 35 ans, de nationalité britannique et d'origine caribéenne" et tous deux sont nés au Royaume-Uni, a précisé John Loveless.
• Un seul homme considéré suspect
Un seul des deux hommes interpellés est désormais considéré comme suspect, a indiqué la police dimanche. Les enquêteurs "peuvent confirmer qu'un homme de 32 ans, qui avait été arrêté, est désormais considéré comme le seul suspect" de l'attaque, tandis que le second a été relâché, a affirmé la British Transport Police dans un communiqué.
"Rien ne laisse penser" que cette attaque est un acte "terroriste", a-t-il encore ajouté. "Nous continuons à travailler pour établir rapidement les circonstances exactes et les motivations qui ont conduit à cet incident." Ce dimanche, le train dans lequel l'attaque s'est produite se trouvait toujours immobilisé en gare de Huntingdon et des agents de la police scientifique travaillaient sur place.
• Deux personnes toujours entre la vie et la mort
Au total, après cette attaque, dix personnes blessées ont été transportées à l'hôpital en ambulance. Une autre s'est rendue à l'hôpital par ses propres moyens plus tard dans la soirée pour se faire soigner, a indiqué John Loveless.
Samedi soir, neuf des personnes blessées avaient leur pronostic vital engagé. Quatre d'entre elles ont pu quitter l'hôpital ce dimanche dans la matinée. Deux personnes qui se trouvaient à bord du train étaient en revanche toujours en urgence absolue.
• Le roi Charles III "absolument horrifié et choqué"
Le roi Charles III a déclaré ce dimanche être "absolument horrifié et choqué" par l'attaque dans le train. "Mon épouse (la reine Camilla) et moi-même sommes absolument horrifiés et choqués par cette terrible attaque au couteau", a-t-il déclaré dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux. "Nous sommes particulièrement reconnaissants envers les services d'urgence pour leur intervention à la suite de ce terrible incident".
Le directeur général de la compagnie ferroviaire LNER, David Horne, s'est également dit "profondément choqué" par le drame. La compagnie a appelé les Britanniques à ne pas voyager ce dimanche sur ses lignes en raison des perturbations toujours prévues.
Peu après l'attaque, le Premier ministre britannique Keir Starmer a de son côté qualifié l'incident d'"extrêmement préoccupant". Depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2024, son gouvernement a pris plusieurs mesures pour durcir l'accès aux armes blanches dans un pays où la législation sur les armes à feu est très stricte.
Selon des chiffres officiels, les violences à l'arme blanche ont fortement augmenté ces quinze dernières années en Angleterre et au pays de Galles, selon des chiffres officiels. Keir Starmer a jugé par le passé que la situation était même une "crise nationale".











