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Crash du vol EgyptAir: la piste de l'incendie dans le cockpit privilégiée

BFM Robin Verner
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Selon le document de pré-information émis par l'Egypte à destination de la justice française, comme le révèle ce vendredi Le Parisien, c'est un incendie au sein du MS804 qui a provoqué la perte de l'appareil au large d'Alexandrie le 20 mai 2016. Le drame avait fait 66 victimes, emportant notamment la vie de 15 Français.

Contrairement à la thèse longtemps soutenue par les autorités égyptiennes, la perte du MS804 d'EgyptAir au large d'Alexandrie aux premières heures du 20 mai 2016 n'était pas due à une attaque terroriste mais à un départ de feu. Concernées au titre de la mort de 15 Français sur les 66 personnes qui se sont éteintes dans le crash, les instances françaises ne croyaient pas à cette explication, à laquelle s'opposaient la DGSI et la Gendarmerie des transports aériens.

Il apparaît aujourd'hui, comme le révèle Le Parisien, qu'un document dit "de pré-information" rédigé par la partie égyptienne accrédite désormais la piste d'un incendie fatal. Il est en effet question d'un "feu à bord" et "dans le cockpit" de cet avion parti de Roissy, le 19 mai peu après 23h. Cet élément de l'enquête a été transmis à la justice française. 

L'appareil était-il en état de voler? 

Il était déjà établi que le personnel navigant avait parlé cette nuit-là d'un "feu intense" avant que les communications ne soient interrompues. Sébastien Busy, l'un des avocats de l'association des familles des victimes, rappelle au journal francilien qu'il y avait "des traces de suie sur les débris de l'appareil".

Si le document dont il est question est le signe d'une certaine relance des échanges entre Égyptiens et Français, dans un dossier où ils ont parfois été difficiles, le conseil s'agace: "Mais il serait temps que les données brutes des boîtes noires de l’appareil soient transmises à la justice française pour analyses car le BEA français (Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile, ndlr) n’en dispose toujours pas". 

C'est l'état de l'avion au moment où il s'est présenté sur la piste de Roissy qui interroge. En octobre, il était dévoilé que dix-sept alarmes "récurrentes" s'étaient déclenchées le 19 mai, notamment au sujet de feux électriques. L'appareil était-il en état de voler ce jour-là? Les alarmes ont-elles été prises en considération? Le centre d'entretien de la compagnie pourrait aider à y voir plus clair. D'autres interlocuteurs pourraient être d'une grande utilité: les personnes ayant assuré le vol précédant le dernier voyage sachant qu'ils étaient en repos le 19 mai. Ils ont quitté la France pour ne plus y revenir dès le lendemain de la catastrophe.