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Boeing disparu : de nouveaux débris repérés par des satellites français

BFM La rédaction
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Tandis qu'une vaste opération de recherche aérienne et navale a été lancée dimanche, la Malaisie révèle avoir reçu des "échos radar" d'un satellite français confirmant la présence d'"objets flottants".

Le mystère du vol MH370 va-t-il bientôt prendre fin ? De nouveaux objets ont été détectés par un satellite français aux confins des océans Indien et Austral.

On y voit "ce qui ressemble à des objets à proximité du couloir sud", zone possible d'une chute de l'avion, a indiqué le ministère malaisien des Transports dans un communiqué.

Ces données ont été transmises à l'Australie qui coordonne désormais les recherches et le ministère n'a pas fourni de précisions sur la taille, le nombre ni la localisation de ces objets flottants. Elles s'ajoutent à celles obtenues par satellite les 16 et 18 mars quelque part entre la pointe sud-ouest de l'Australie et l'Antarctique. Certains éléments ont été aperçus samedi par un appareil civil.

"La première observation visuelle"

L'Autorité australienne de sécurité maritime (AMSA) qui coordonne les recherches a pour sa part confirmé "la première observation visuelle" intéressante dans la région depuis que des avions australiens, américains et néo-zélandais ont commencé leurs rotations jeudi. Le coordinateur des opérations aériennes de l'AMSA, Mike Barton, a évoqué "une palette en bois et un certain nombre d'autres pièces indéfinies autour d'elle", notamment des sangles de différentes couleurs.

Huit avions civils et militaires ainsi que plusieurs navires marchands et bâtiments de guerre ont ratissé dimanche un périmètre de quelques centaines de km2, sans qu'"on ait rien observé de significatif", et les recherches reprendront lundi, avec la participation d'avions chinois et japonais, a fait savoir l'AMSA.

Pour les responsables des opérations, la priorité est de mettre la main sur la "boîte noire" dès que possible car elle cesse d'émettre après 30 jours. Or, la météo ne joue pas en faveur de la Malaisie et des 25 autres pays participant aux recherches.

Les systèmes de communication désactivés de "manière délibérée"

L'appareil qui assurait le vol MH370 entre Kuala Lumpur et Pékin s'est volatilisé peu après son décollage le samedi 8 mars avec 239 personnes à son bord, dont deux tiers de Chinois et quatre Français.

A mi-chemin entre la Malaisie et le Vietnam, l'avion a changé de cap, vers l'ouest, à l'opposé de son plan de vol, et ses systèmes de communication ont été désactivés "de manière délibérée", selon les autorités malaisiennes. L'appareil a probablement volé plusieurs heures avant d'épuiser ses réserves de carburant.

Deux couloirs de recherche ont été délimités à partir de tous ces éléments, l'un au nord vers l'Asie centrale, l'autre s'étirant de l'Indonésie au sud de l'océan Indien.

La seule hypothèse écartée est celle d'une explosion en vol ayant désintégré l'appareil. Restent celles du détournement, d'un acte désespéré d'un ou des pilotes ou d'un événement ayant rendu les pilotes incapables de contrôler l'avion.