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Bahreïn: peine réduite pour le principal chef de l'opposition

BFM G.D. avec AFP
Le portrait du chef de l'opposition chiite, cheikh Ali Salmane, lors d'une manifestation contre son arrestation, le 29 mai 2016 à Az Zinj, dans les environs de Manama, à Bahreïn

Le portrait du chef de l'opposition chiite, cheikh Ali Salmane, lors d'une manifestation contre son arrestation, le 29 mai 2016 à Az Zinj, dans les environs de Manama, à Bahreïn - , AFP/Archives

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Le principal chef de l'opposition chiite à Bahreïn, a vu sa peine de prison réduite par une Cour d'appel du pays. Il avait été condamné en 2016 à neuf ans de réclusion criminelle pour "incitation à la désobéissance civile et à la haine confessionnelle".

La Cour de cassation à Bahreïn a réduit lundi de cinq ans la peine de prison que purge le principal chef de l'opposition chiite, cheikh Ali Salmane, pour "incitation à la désobéissance civile et à la haine confessionnelle", selon une source judiciaire. Cheikh Ali Salmane, 51 ans, avait été condamné en 2015 à quatre ans de prison. Mais une Cour d'appel avait, en 2016, alourdi cette peine à neuf ans de réclusion sous une nouvelle accusation de "complot contre le régime". Il est détenu depuis décembre 2014.

La Cour de cassation, dont les verdicts sont sans appel, "a décidé de réduire la peine de neuf ans à quatre ans de prison", a déclaré la source judiciaire sans donner plus de précision sur le jugement. Cheikh Ali Salmane dirigeait le mouvement Al-Wefaq, principale force de l'opposition chiite, que la justice a également dissout en l'accusant de fomenter de troubles à Bahreïn, petit royaume du Golfe à majorité chiite dirigé par une dynastie sunnite.

Des dizaines de chiites condamnés depuis 2011

Son arrestation et son incarcération, puis la dissolution d'Al-Wefaq, avaient provoqué des manifestations et avaient été condamnées par les Etats-Unis, pays allié de Bahreïn, par l'Iran et par des organisations de défense des droits de l'Homme. Le Wefaq a animé en 2011 un puissant mouvement de contestation à Bahreïn dans le sillage du Printemps arabe.

Des dizaines de chiites ont été condamnés ces dernières années à de lourdes peines de prison pour participation aux violences ayant accompagné et suivi les manifestations de 2011 à Bahreïn, siège de la Ve Flotte des Etats-Unis.

L'opposition chiite réclame des réformes et une véritable monarchie constitutionnelle. Les autorités, elles, nient toute discrimination envers les chiites et accusent régulièrement l'Iran de s'ingérer dans les affaires de Bahreïn, ce que Téhéran dément.